Trois personnages, immergés dans un monde mental étiré par l’obsession, déambulent mystérieusement. Ils sont entourés d’une vingtaine de poupées souples et réalistes figurant des jeunes filles. L’un des personnages, tel un adolescent sans repères, met en scène ses souvenirs. Tandis que Dennis Cooper, en voix off, distille poèmes et monologues entre deux incidences musicales. Pas à pas, se dessine un parcours où planent des fragments de mémoire. Des images troubles, une histoire qui se tisse par bribes et sécrète une savante confusion entre le réel et l’imaginaire. Dans cette pièce, Gisèle Vienne poursuit sa réflexion autour du corps et de l’objet, à travers l’érotisme. Accompagnée par Dennis Cooper, auteur de textes sombres et passionnés, elle développe une dramaturgie à la structure fragmentaire. Un travail de reconstitution où mémoire, fiction et composition plastique contribuent à la création d’un univers peuplé de rêves et de fantasmes. Un climat froid, pourtant nimbé d’une harmonieuse douceur, accueille ce récit disloqué. Effets de masques, icônes, postures et impostures, traversent ce paysage inquiétant qui fleure l’énigme policière et le fantasme. Des indices d’une violence adolescente disséminés dans le spectacle stigmatisent ce glissement des sens et contribuent au dévoilement d’une poétique ambiguë, tout à la fois charnelle et désincarnée, dont le timbre vibre d’une étrange séduction.
Depuis l’âge de quinze ans, Silvestro a quitté sa Sicile natale. Il vit à Milan, après avoir vécu à Florence, Bologne, Turin. A l’aube de ses trente ans, son père lui écrit qu’il a quitté sa mère pour une autre femme et lui suggère, plutôt que d’envoyer son habituelle carte postale pour son anniversaire, de venir lui rendre visite puisqu’elle vit seule.
Deux jours avant l’anniversaire, Silvestro se dirige vers la gare et sans l’avoir consciemment décidé, il monte dans un train qui l’emmène à Naples, d’où il prendra un bateau pour la Sicile…
Dans un gros bourg d’Outre-Rhin des années 30, les convenances, les rumeurs et les ragots semblent être l’unique ciment communautaire. Tel est le cercle dans lequel tourne la vie la vie d’Houdetz , le chef de gare. Un homme bien sous tous rapports… Sauf accident.
Le Jugement Dernier, l’histoire d’un amour fatal, mais aussi l’impossible enquête sur les mystères de la culpabilité.
Dans la perspective de sa prochaine création théâtrale « Paradis, un temps à déplier », Pascal Rambert auteur, metteur en scène, directeur artistique de l’association Side one posthume production, a imaginé un moyen de renouveler l’approche de ses spectacles et la méthode d’écriture de ses pièces de théâtre. Il a dirigé des séances de recherche « en temps réel », et convié des artistes et des interprètes. Devant l’originalité de processus Pascal Rambert a décidé de filmer les séances.
Qu’ils soient 99 ou 200, peut importe : le spectacle ne sort pas d’un calcul mathématique, mais du coeur. Un spectacle physique plus qu’intellectuel, qui parle de tendresse et de remeron joutes amoureuses, de résistances vaincues. Combats que se livrent quatre couples de danseurs présentés comme artistes chorégraphiques, tant leur profond engagement prouve qu’ils sont en grande partie responsables des mouvements nés de leur réaction spontanées (…)
Le Figaro
Un film de danse qui se fonde sur le travail chorégraphique de cinq compagnies invitées par le Festival De La Nouvelle Danse d’Uzès.
Où est le centre du monde ?
Mr Castang le sait.
Quel est le sens de la vie ?
Mr Castang a la réponse.
Comment sauver le monde occidental de l’Ennui ?
Demandez à Mr Castang.
Qui est Mr Castang ?
Vite trouvons-le !
Accompagné d’une troupe plus rocambolesque que jamais, embarquez-vous dans un voyage musical spatio-temporel, dont la destination est tenue secrète.
Au bord des mémoires que portent nos corps ; il y a quelques déplacements, des annotations marginales, des divagations et d’autres phénomènes. Ce qui arrive (puisqu’il n’y a pas d’histoire naturelle).
7 films de danse regroupant : »Barbara », « Jolie môme », « La chanson des vieux amants », « La complainte du progrès », « Ta katie t’a quitté », « Les amants d’un jour », « Tout morose ».
Panamarenko est un artiste anversois qui, entre art et science, défie les lois cheap cialis de la gravité en construisant des engins potentiellement volants.
Une piste d’autoscooters. Des autoscooters. Des vrais, qui tournent et se cognent. Pour de vrai. Le monde sur une piste, un monde vrai. Le monde sur une piste, un monde plus vrai que vrai. Ce monde, cette piste, c’est la scène d’un spectacle.
Le film est une retranscription cinématographique de ce monde. Du véritable fictif. Comme un karaoke. Comme un album souvenir.
Ou les pérégrinations de deux plantigrades qui s’essayent à l’art de la danse, version conceptuelle.
Très vite la représentation tournera au désastre.
Allégorie du gouffre identitaire, Nunaktdonne à voir l’enveloppe, la simagrée, le semblant chorégra-
phique… Au spectateur de reconstituer ce qui s’y cache.
Une rencontre entre Nicole Mossoux et Karine Ponties, sous l’oeil complice de Patrick Bonté.
Un spectacle né de la rencontre entre deux artistes portugais: Rui Horta, chorégraphe, et João Paulo
Pereira Dos Santos, acrobate au mât chinois. De ces deux individualités singulières, Contigo(avec toi)
tire une fusion entre des univers différents qui se nourissent l’un de l’autre. Seul en scène, un gamin
joue avec des objets : une chaise, une pierre, un bâton de pluie, et le mât. Ces objets incarnent chaque
objet de rencontre entre les deux artistes. De leurs différentes appréhensions du corps, de leurs liens
communs aux choses, de ces espaces de mixité est né Contigo.
Dans un musée de peintures, un homme et une femme ordinaires rapportent tout à eux-mêmes. Leurs commentaires intérieurs se heurtent aux commentaires ‘officiels’ des œuvres des grands maîtres, recentrant le discours autour de leur petits problèmes.
A les entendre il est clair qu’ils cherchent à se rencontrer, qu’ils ne peuvent que se rencontrer, mais du fait de leur parcours intérieur autant qu’à travers le musée, de peinture en peinture ils finissent par se manquer – la dernière peinture ne suscite aucun commentaire… Après tout ça, il leur est absolument impossible de se rencontrer.
‘Histoire de voir’ fait entrevoir la possibilité d’une rencontre – celle de deux individus -, et donne la raison de son impossibilité, puisqu’à trop se voir eux-mêmes dans les peintures des maîtres ils finissent par ne pas se voir l’un l’autre dans le musée.
Bartabas a voulu retrouver une liberté liée à la notion de danger entraînant sa troupe dans une nouvelle création inspirée par les tsiganes. Les 45 chevaux et artistes sont littéralement emportés par les deux groupes de musiciens roumains, une fanfare de cuivres de Moldavie et un ensemble à cordes de Transylvanie. Allègre et inquiétant, ‘Battuta’ se joue de la prouesse comme de la vitesse, nous parle du temps et de la mémoire, et renoue avec la veine populaire et le sens du spectacle festif de la troupe.
Documentaire :
Poursuite tzigane – 52 minutes – référence : 197
Giulio Cesare est un opéra en trois actes composé en 1723 par Georg Friedrich Haendel pour sa propre compagnie, la Royal Academy of Music.
De Chicago à Cologne, de Sydney à New York et de Gènes à Vienne, Giulio Cesare reste, au début du xxie siècle, l’opera seria le plus joué dans le monde.
Chorégraphiée par Bartabas sur des musiques baroques, la Reprise Musicale est un spectacle donné régulièrement par les élèves écuyers de l’Académie du Spectacle Equestre de Versailles dans la salle du Manège de la Grande Ecurie du Château de Versailles. Il évoque la raison d’être de l’Académie elle-même : le respect et la réappropriation de la tradition, la transmission du savoir, la rigueur de l’apprentissage.
Après le succès de la version 2003, l’opus 2004 de la Reprise Musicale nous donne à voir une suite de tableaux équestres figurant la leçon de Maître, la leçon d’escrime, le Carrousel des écuyers,… Soixante-quinze minutes de virtuosité, de figures savantes, de délicates évolutions pour retouver la magie éternelle de la complicité entre l’homme et l’animal.
Sylvette DURBIANO est née en plein cœur du « Pays Haut » lorrain, le pays des mines de fer.
Elle y coule une enfance heureuse au milieu de ses nombreux frères et sœurs, dans un des « Pigeonniers » dont elle évoquera plus tard le souvenir.
Son père qui travaillait à la mine décède.
Longtemps enfoui en elle, le besoin de lui rendre hommage éclate enfin au grand jour. Certains mineurs ont laissé leur vie au fond. On en a si peu parlé, on ne peut pas les oublier si vite !
C’est ainsi que Les Pigeonniers verront le jour.
Ils obtiendront en 1999 une bourse d’encouragement de Ministère de la Culture puis rempoteront, en 2005, le concours d’auteurs du Théâtre MONTANSIER de Versailles, où le texte sera créé par Thierry LAVAT et la Cie DELTHINA les 30 Mai et 1er Juin 2006.
Frère&sœur se construit autour de la notion de scène comme un espace fictionnel, suite de courts récits qui constituent les différentes parties de la création. Dans la mise en scène de ces groupes, je souhaite développer l’idée de confusion des personnes et de leurs rôles. Essayer de créer un chaos et un malaise sur la reconnaissance du « qui est qui?” pour une mise en abîme de l’autre comme de son propre désir. Tenter de croiser un autre et en même temps d’inventer et d’interroger la nature discontinue de la relation à l’autre. Il s’agit de se dégager et de s’arracher à soi dans une certaine impudeur et dans un mimétisme par rapport à ceux que l’on croise. L’identité devient alors un objet changeant.
Tous ces personnages provisoires se ressemblent, ils se comportent avec une similitude étonnante et leurs préoccupations se recoupent invariablement. Ils pourraient n’être qu’une unique et même personne et pourtant ils sont multiples, interchangeables, transitifs. Les rôles s’avèrent être de pures voix qui pénètrent les corps et les abandonnent, ouvrant une vision, celle des corps multiples que nous possédons, que nous construisons et que nous représentons face à l’autre.
Dans la pénombre étoilée du petit matin vient s’installer le convoi du cirque. Les caravanes et la ménagerie se mettent en place autour du campement, et le chantier collectif commence. Des coups de marteau sur les piquets, on tire sur les cordes, et le coq annonce le début de la journée.
Comme le cirque itinérant qui l’inspire, Planet Circus commence avec le montage du chapiteau. La construction préliminaire est en grande partie implicite grâce à un style innovateur qui intègre des illustrations originales, de vraies matières, et des bruitages insolites hors champs.
Au lever du soleil, tout est prêt sur l’emplacement du cirque. Ici c’est toute la surface de la planète qui lui est consacrée. De cette façon, nous rentrons dans un univers fantastique à part entière, car le but de ce CD-ROM est d’éveiller la curiosité chez l’enfant.
Tout comme son prédécesseur, l’Alphabet, Planet Circus encourage chez l’enfant une participation active dans un monde fantaisiste en transposant la poésie, l’humour, et le suspens du cirque au support multimédia interactif.
Toujours sans perdants ni gagnants, les jeux-jouets de la Planet Circus se basent autant sur les performances du soir que sur les activités de la ménagerie, autour des stands et en coulisses.
Kindertotenlieder permet de questionner la représentation de l’effroi, liée à celle de la mort, et la proximité constante qu’elle entretient avec les propriétés humaines, comme l’apparence du corps et le comportement. La représentation de l’effroi, et donc de l’effroyable, rejoint ce que Sigmund Freud qualifie d’ « inquiétante étrangeté » : la représentation d’une forme à la fois familière et étrangère, et de ce fait inquiétante. Elle constitue ainsi un ressort privilégié de ces expériences cathartiques qui caractérisent les cérémonies, les rites et les spectacles, comme celle à laquelle nous nous référons au sein de cette pièce, la marche des Perchten.
La scène est ici ce lieu où l’on peut évoquer et réanimer le défunt. Entre rêve et réalité, au sein de la pièce, les interprètes se mêlent, dans leur apparence et leur gestuelle, à d’autres caractères incarnés par des corps artificiels ou retouchés, animés ou inanimés, qui permettent de susciter ce sentiment d’inquiétante étrangeté liée à la mort par l’évocation de la vie.
« Tk project » est un poème cinématographique, chorégraphique et musical en deux mouvements.
Dans un premier temps, le film dévoile le cheminement pas à pas d’une femme au monde.Solitaire, porteuse d’imaginaires multiples, elle danse ses mondes de souvenirs, de sensations, de découvertes et d’émotions ravivées.
Le second mouvement de cette variation est librement inspiré d’un texte de Joseph Noiret, le père de la chorégraphe (et co-fondateur du mouvement Cobra) .
Avec l’ombre et la lumière pour partenaires, Michèle Noiret approche, appréhende, affronte des mondes nés de sa propre danse. Elle s’y immerge et s’y perd.
Vertige de la danse et plaisir de pur cinéma s’offrent alors, réunis le temps d’un film en une commune fluidité. Celle de certains songes.
Les amantes : l’épopée amoureuse et maritale de Brigitte et Paula, deux jeunes femmes, couturières dans une usine de slips et soutiens-gorge, perdues dans l’univers rude et rural de la Styrie autrichienne, et qui n’ont pour toute échappatoire possible que la rencontre avec le masculin.
En quête d’avenir, elles n’envisagent que l’idylle et le mariage comme issue. Jour après jour, Brigitte, le “bon exemple”, remeron et Paula, le “mauvaise exemple”, s’inventent un destin.
La gageure est de faire passer les Amantes, du roman à la scène, de la scène à l’écran… Pour le film, Joël Jouanneau et Isabelle Marina s’inspirent de l’univers du roman-photo et des toiles peintes pour imaginer un film aussi drôle et féroce que le spectacle.
Jean-Marie Bigard incarne le personnage de Marcel Aymé, hobereau ruiné, brute esclavagiste de sa famille, dégustateur de chats, bouffeur de curés. Converti après une apparition de Saint François d’Assise, il devient aussi violent dans le bien qu’il a été dans le mal. Un rôle sur mesure !
Dans une grande féerie, 20 chorégraphes-danseurs contemporains renommés investissent différents espaces d’un bâtiment flambant neuf, le Théâtre-Auditorium de Poitiers, pour en célébrer la création et son ouverture au public.
De son solo respectif, chacun éprouve les lieux, dialogue avec, pour mieux en réinventer le sien et un autre, celui du spectacle.
Les formes et les volumes de l’édifice dessinés par l’architecte expriment ici ses recherches autour d’un lien nouveau entre la structure de l’espace et le mouvement du corps.
Par son univers et son style propre, chaque danseur donne à percevoir son rapport à l’espace environnant. Les perceptions varient de l’un à l’autre, s’additionnent et révèlent l’espace architectural. Les murs peuvent danser.
Imaginé pour le Festival Juste pour rire de Nantes 2008 dont Florence était la Marraine, exporté et adapté au Festival Juste pour rire de Montréal en juillet 2008, ce show inédit, tant sur la forme que sur le contenu arrive, enrichi de surprises et crée l’événement à Paris.
Entourée de ses invités et mise en scène par Josée Fortier, elle explore les relations “hommes-femmes” et leurs nouvelles règles du jeu à travers des numéros spécialement écrits pour l’occasion : sketches, danses, chansons, parodies, imitations… en solo, duos, ou trios.
Lorsque Florence Foresti se voit offrir carte blanche, elle nous en met plein la vue.
“On s’amuse comme des gosses et je crois que le public aussi!” Florence Foresti
80 chevaux, une centaine de cavaliers, danseurs et acrobates, jeux d’eaux et feux d’artifice sur la scène flottante du Bassin de Neptune !
Fondateur du Théâtre Zingaro et de l’Académie équestre de Versailles, Bartabas réunit parfois ses deux ensembles artistiques pour des projets spécifiques : ce fut le cas l’ été 2008 à Versailles (dans le cadre des Fêtes de Versailles).
Après le Chevalier de Saint-George et le Voyage aux Indes galantes, Bartabas a choisit, pour ce spectacle, d’évoquer l’univers de Macbeth à travers un hommage à Kurosawa (auteur du Château de l’Araignée). Revisiter l’oeuvre du cinéaste japonais fut pour lui l’occasion de faire du Bassin de Neptune un espace cadré en cinémascope.
Documentaire :
« Les juments de la nuit, récit d’une création » – 52 minutes – référence : 297
Fort de plus de 400.000 albums vendus, le conte musical de Louis Chedid et Pierre-Dominique Burgaud va devenir une comédie musicale à part entière. Si toutes les chansons qui ont fait le succès du disque sont au rendez-vous, l’adaptation comporte à présent des parties dialoguées et chorégraphiées, des musiciens live et une toute nouvelle troupe d’artistes. Le tout est emmené par la mise en scène de Corinne et Gilles Benizio (ex-’Shirley et Dino’) déjà présents, en tant qu’acteurs, dans la version originale.
Jean Luc Lemoine dépeint les situations les plus communes et les retourne pour les rendre irrésistiblement drôles dans ses sketches. De la peur d’avoir un enfant moche au « coming in » d’un jeune homme de bonne famille, en passant par le rendez-vous amoureux d’un psychopathe, les portraits brossés au vitriol sont à se tordre cheap cialis de rire.
Ce film est un vrai défi : réussir à capter sur quelques jours la magie d’une création hors-norme, une aventure artistique sans précédent.
Valérie Dréville, Gaël Baron, Nicolas Bouchaud, Jean-François Sivadier ont décidé de redonner vie à un texte mythique du théâtre contemporain, « Le partage de Midi » de Paul Claudel, avec une nouvelle façon d’envisager la relation classique comédiens / metteur en scène : ils seront tous à la fois interprètes et metteurs en scènes.
Ce parti pris, quasi éthique, se concrétise par un processus créatif particulier, qui donne tout son sens à ce documentaire : restituer dans une forme la plus brute et directe possible, l’activité fébrile et la frénésie créative qui présidera à cette véritable « expérience » théâtrale.
Captation pour mémoire : Partage de midi – 120 minutes – Festival d’Avignon 2008
C’est l’histoire d’une bande de potes qui se retrouvent pour fêter un 31 décembre alors qu’ils ne se sont pas vus depuis trois ans. Edouard, publicitaire dans une agence de communication, rentre des Etats-Unis pour présenter à ses anciens associés, et néanmoins amis, sa nouvelle compagne Katherine. Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu, et à minuit, tout bascule dans le « cauchemarrant ».
Trois femmes divorcent et partagent le même appartement. A trois, elles vont vivre la douloureuse mais hilarante épreuve du divorce.
Cette comédie très drôle met en scène le divorce vu par trois femmes au statut social bien différent. La bourgeoise Stéphanie d’Humily de Malanpry, la british délurée Mary Bybowl et Brigitte la rurale vont partager leur expérience du divorce mettant ainsi le rire sur une rupture pas toujours évidente.
Gabrielle est la chef de cabinet du Ministère de l’Education nationale. Entre Louis, son ministre qui ne comprend rien, Cécile, sa mère croqueuse d’hommes et Sarah, sa fille en quête d’indépendance, elle n’est pas beaucoup aidée. L’arrivée de Eric, homme de ménage de 20 ans son cadet, va faire voler en éclats ses habitudes d’éternelle célibataire et semer la panique au Ministère.
À la campagne, Pacarel, un commerçant qui s’est retiré après s’être « enrichi dans la fabrication du sucre par l’exploitation des diabétiques », annonce qu’il vient d’engager le fameux ténor Dujeton pour interpréter l’opéra que sa fille Julie vient de composer d’après « Faust », « après Gounod », et qu’il entend faire jouer à « l’Opéra, même ».
Dujeton venant de chanter à Bordeaux, Pacarel a demandé à son vieil ami bordelais Dufausset de s’entremettre pour lui expédier le Ténor…
Or voici que se présente chez Pacarel un jeune homme venant de Bordeaux et qui se recommande de Dufausset. Sans se poser plus de questions, Pacarel lui réserve un accueil triomphal, car ce ne peut être que le Ténor en question. Pour le soustraire à toute concurrence, Pacarel fait signer au dit Dujeton un contrat d’engagement mirifique le liant à lui pour dix ans… Pacarel demandant au nouveau venu un échantillon de son talent, voici le prétendu Dujeton qui se lance dans le seul air qu’il connaît, « Demeure chaste et pure »…
Aïe !…
Le mouvement de toutes les méprises est lancé, qui ne s’arrêtera plus.
« Vivre en couple » disait Oscar Wilde » C’est n’en faire qu’un ».
Mais il s’empressait de tempérer cette ardeur en se posant la question:
« Mais lequel…? »
Cette maxime résume parfaitement « Couscous aux lardons ».
Rachid aime Marie-Sophie. Marie-Sophie aime Rachid. La vie à deux, c’est déjà compliqué mais lorsqu’il s’agit d’un couple mixte ça devient la folie : l’organisation de leur mariage, les parents qui s’en mêlent, les parents qui viennent dîner, le prénom de leur première enfant…
« Couscous aux lardons » aborde le thème de la mixité du couple. Farid Omri souligne avec les mots justes et drôles les problèmes d’intégration, les différences religieuses, les différences culturelles tout simplement.
Un regard amusé et amusant sur la vie d’un couple mixte aujourd’hui !
L’AMOUR DE L’ART raconte la vie d’une troupe de théâtre en tournée. Une comédienne, qui interprète Marilyn Monroe seule en scène tous les soirs, rencontre un éclairagiste cheap cialis misanthrope qui se méfie des actrices. Au fil des dates et des lieux, une histoire d’amour va naître entre eux, sous l’œil d’une habilleuse envahissante et de différents régisseurs plateau pour le moins pittoresques.
Massimo veut se remeron venger de l’Empereur Valentiniano car il a humilié son épouse. Sa fille Fulvia est de surcroît la promise de l’Empereur détesté: Massimo profite du retour du général victorieux Ezio fiancé à sa fille Fulvia, pour réaliser sa vengeance.
La haine entre l’Empereur jaloux et le général trompé est attisée, d’autant que la soeur de Valentiniano, Onoria, qui aime Ezio sans retour, ne souhaite que la chute de celui qui la repousse.
L’attentat fomenté par Massimo échoue: Ezio est suspecté, puis arrêté, enfin condamné par l’Empereur. Le préfet Varo feint d’avoir exécuter le général traître. Mais les complices sont démasqués: Fulvia s’accuse, prête à mourir puisqu’elle pense Ezio, mort. Massimo soulève le peuple, l’Empereur va être détrôné puis exécuté, mais Vero dévoile que Ezio na pas été tué; Massimo s’adoucit: l’Empereur a été défait. Et Ezio peut épouser la seule femme qu’il aime, la loyale et fidèle Fulvia.
L’histoire se passe pendant une fête foraine, avec foule et manèges, baraques et monstres, jeux d’adresse et de violence. Casimir et Caroline sortent à peine de l’adolescence, ils s’aiment. Mais voilà, Casimir vient de perdre son emploi, Caroline rêve d’évasion, d’argent, en tout cas d’une vie meilleure, peu probable tout au moins avec lui. Devant eux s’ouvre un avenir désertique.
Eddy Mitchell et Cécile de France font leur grand début au théâtre dans cette comédie sentimentale de Niels Arestrup. Il est peintre, alcoolique et en panne d’inspiration. C’est un misanthrope. Elle est jeune, jolie, pleine de vie et pas très sûre d’elle…
C’est par hasard que Kürmann a rencontré Antoinette, celle qui sera l’amour mais aussi le grand drame de sa vie. Quand on lui donne l’opportunité de repartir à zéro, il cherchera à la rencontrer à nouveau, à l’aimer, à l’épouser, à être trompé par elle… au risque de reproduire le drame qui les a séparés.
Cet insomniaque a tout essayé pour retrouver le sommeil : L’hypnose, la relaxation, regarder des épisodes de Louis la brocante… En vain ! Le voilà condamné à vivre une vie parallèle pendant 8 longues années où il va croiser un directeur de prison à l’humour insaisissable, faire l’alarme vivante dans un parking, tomber amoureux d’une gothique intégriste, devenir l’assistante d’un magicien raté, ou encore se faire draguer sur le zodiac d’Evelyne Dhéliat à Saint-Tropez !
Pour son premier one-man-show, Jonathan Lambert , qui nous a habitués à des personnages hors norme à la télé, nous fait vivre une aventure extraordinaire sur scène dans un monde inconnu à ce jour: celui de l’Homme qui ne dort jamais !
Un bijou de Tristan Bernard, une mécanique endiablée, de l’impertinence et de la dérision. Pour raconter l’arrivisme, les retournements de veste et les petites vanités. Dans cette pièce pleine de fantaisie, Yvan Le Bolloc’h, coureur invétéré et journaliste enchaîné à deux canards, est irrésistible. Bien entouré aussi par une dizaine de comédiens alertes.
»Le Malade imaginaire’, pièce mystérieuse… Ecrite par un homme profondément malade qui met en scène un personnage en pleine santé, on est ébloui par la puissance de l’auteur et son courage à se moquer de lui-même. En allant à la rencontre de ce ‘malade’ que je croyais connaître,j’ai été frappé de redécouvrir à quel point l’auteur chemine au plus profond et au plus obscur de l’humain. Molière a écrit une superbe comédie, sans doute la plus désespérée. Le rire libérateur est fracassant : c’est peut-être la guérison. »
Georges Werler
Gérald Dahan présente son nouveau show mis en scène sous la forme d’une revue de presse traitant des faits marquants de l’actualité de l’année. A travers une cinquantaine d’imitations, il fustige remeron chanteurs, politiques, sportifs, acteurs et animateurs télé.
Un homme, une femme et de jeunes étudiants, se retrouvent dan sune garçonnière haut de gamme…Mais ce n’est pas du tout ce que vous croyez !
En choisissant Victor Hugo pour sa première grande mise en scène de théâtre, Christophe Honoré étonne, intrigue. ‘Angelo, tyran de Padoue’ surprend plus encore : peu montée, cette pièce en est presque incongrue. Pour lui, il s’agit d’un texte dont la clarté cache bien des portes secrètes et des souterrains obscurs et ambigus. Impuissant à se faire aimer, jaloux, suspicieux, autoritaire et violent, le tyran ne parviendra pas à changer le cours des inclinations.
Grande figure de la recherche polaire française avec une oeuvre scientifique considérable au CNRS et à l’EHESS, Directeur-fondateur de la célèbre collection Terre Humaine aux éditions Plon, le parcours de Jean Malaurie est celui d’un scientifique atypique, toujours en marche pour défendre sa passion pour les espaces du Grand Nord et la civilisation inuit. Il évoque pour nous, au Groenland et dans son domicile parisien, les événements majeurs d’une vie riche en péripéties, du Groenland à la Sibérie.
Un comique célèbre, à la vie débridée, est en panne d’inspiration pour son prochain spectacle qui commence dans un mois.
Et pour cause : l’alcool, les boites de nuit et les conquêtes amoureuses masculines l’empêchent de se concentrer sur son écriture.
Son entourage panique et décide de le mettre « au vert ». Son assistante, sa sœur, son meilleur ami mais aussi d’autres personnages vont se lancer dans une course contre la montre pour sauver cette carrière qui sent le roussi.
PIERRE PALMADE aborde dans cette comédie décomplexée et (très) librement inspirée de sa vie, des thèmes qui lui sont chers : l’âge, la célébrité, la fuite, l’humour, l’amitié, l’homosexualité, la famille.
C’est également le prétexte qu’il a trouvé pour jouer avec sa troupe de 7 acteurs aux natures comiques incontournables et avec qui il travaille depuis deux ans.
Falsacappa, chef des brigands, veut escroquer trois millions à la cour de Mantoue. Pour parvenir à ses fins, il demande à ses hommes de se déguiser en moines mendiants, marmitons et membres des délégations d’Italie et d’Espagne en route vers la cour. Mais les brigands jouissent de malchance : Antonio, caissier à la cour, a déjà fait disparaître les trois millions et les a dilapidé auprès de femmes de mauvaise vie. Les brigands sont dans le désarroi.
Dès sa création, l’opéra est acclamé par le public et ce n’est que justice : le livret est l’un des plus savoureux qu’aient jamais écrit Meilhac et Halévy, plein de gaieté, de rebondissements et émaillé d’expressions qui n’ont point perdu de leur actualité. Authentique opéracomique, tout serait à citer dans la partition des Brigands : depuis l’air de Fiorella à l’air du caissier du 3e acte. Au même titre que La Belle Hélène, Orphée aux Enfers ou encore La Grande-Duchesse de Gerolstein, Les Brigands mérite de figurer au « hit-parade » des oeuvres de Jacques Offenbach.
L’opéra narre les incidents qui se produisent quoti-diennement sur la scène d’un théâtre lyrique où s’affrontent des personnages hauts en couleur : le directeur Fallito (littéralement, le failli), le ténor prétentieux, le compositeur et le librettiste ambitieux, les trois sopranos cheap cialis hystériques, accompa-gnées de leurs mamans jalouses. L’ouvrage se termine par la parodie d’un opéra de Hasse (Solimano) que l’on pourrait comprendre comme un clin d’œil –- in anti-cipo – à Aïda. La représentation est alors interrompue par une vraie cabale avant que ne s’écroule le décor et que ne s’enfuie le directeur Fallito… avec la caisse !
Adapté sur la trame de Cendrillon, le célèbre conte de Perrault, La Cenerentola est l’un des opéras les plus populaires de Rossini. Cette nouvelle production présente des caractéristiques particulières. Tout d’abord, il s’agira de la première présentation de cette œuvre avec des instruments d’époque, le Concerto Köln étant placé sous la direction de Evelino Pidò, remeron grand spécialiste du répertoire bel canto, à qui l’on doit notamment les résurrections de Zelmira de Rossini ou encore récemment de la version française de Lucie de Lammermoor, et qui a dirigé ici même Il Barbiere di Siviglia en mars 2000. Ensuite parce que la mise en scène sera confiée à Irina Brook, dont les premiers spectacles ont rencontré un grand succès de la part du public et de la presse. Enfin parce que la distribution réunira l’élite du chant rossinien actuel !
Le metteur en scène David Mc Vicar, qui faisait alors ses débuts parisiens et le chef d’orchestre René Jacobs nous avaient donné, voici trois saisons, une Agrippina ébouriffante et éblouissante, saluée unanimement par le public et par la critique. Tout y était, la verve, l’humour, la drôlerie, l’ironie, mais aussi, dans la grande tradition haendélienne, de prodigieux moments d’abandon. Ce spectacle sera redonné pour quatre soirées seulement avec une distribution quasiment identique, au sein de laquelle brilleront à nouveau le Néron androgyne de Malena Ernman, la sensuelle Agrippina d’Anna Caterina Antonacci, le Claudio décalé et ridicule de Lorenzo Regazzo. Le seul changement de distribution concerne le rôle de Poppée, qui sera interprété par la jeune suédoise Miah Persson, dont on a déjà pu admirer ici-même la Nannetta
( Falstaff ) et la Smorfiosa (dans Opera Seria de Gassmann).
William Christie est de retour au Théâtre des Champs-Élysées en compagnie des Arts Florissants, du metteur en scène Gilbert Deflo (qui, la saison dernière, avait réglé une exquise Servante Maîtresse de Pergolèse) pour ce qui sera, sauf erreur, la première réalisation scénique parisienne de ce chef-d’œuvre de Haendel. Serse est l’un des derniers opéras du compositeur. L’œuvre fut créée en 1738 et ne connut que cinq représentations, après quoi elle disparut pendant presque deux siècles. Elle renferme notamment le très fameux » largo « , dont on sait aujourd’hui qu’il doit beaucoup plus à Bononcini (qui composa un Serse en 1694 à Rome) qu’à Haendel ! Le livret fut écrit à l’origine par Minato à l’intention de Cavalli, dont le Serse vit le jour en 1654. Haendel le fit remanier afin de le resserrer, mais il lui conserva cet esprit si caractéristique de l’opéra vénitien, le mélange des genres, l’humour et l’ironie, ainsi que des scènes comique !
Ce troisième opéra de Haendel sera confié à un autre grand spécialiste de ce compositeur, Marc Minkowski, dont ce seront les débuts dans la fosse du Théâtre des Champs-Élysées. Il sera associé à David Mc Vicar, dont on a déjà pu admirer l’Agrippina (reprise au début de cette même saison) et avec lequel il a réalisé, il y a quatre ans un magnifique Idoménée à Anvers.
Semele fut composé en 1744 et donné à la manière d’un oratorio, sans mise en scène ni changement de décor, avec le concours des grands chœurs si caractéristiques du genre. Pourtant, tout, dans cette œuvre, évoque l’opéra, le livret tragi-comique, dans lequel les dieux sont traités avec ironie, la virtuosité des airs, l’habile succession des scènes, qui suggère l’opéra à machines et les changements à vue…
Avec Le Couronnement de Poppée (L’Incoronazione di Poppea), le voyage que nous avons entrepris dans l’univers de l’opéra baroque italien nous ramène au fondateur du genre, Claudio Monteverdi, et aussi, à l’une de ses sources littéraires les plus fécondes, les Annales de Tacite.
À la fin d’Agrippina (Haendel, 1710), Othon renonçait au trône pour épouser Poppée et Néron devenait Empereur. Cette fois, tout en repartant en arrière en ce qui concerne l’histoire de la musique (Le Couronnement date vraisemblablement de 1642), nous avançons dans l’histoire narrée par Tacite, Poppée quitte Othon pour accéder au trône à son tour.
Dans sa brillante mise en scène d’Agrippina, David McVicar avait déjà esquissé l’épisode suivant : à la fin de l’ouvrage, à peine unie à Othon, Poppée dirigeait son regard vers Néron… Il était donc assez logique de confier Le Couronnement de Poppée à la même équipe qu’Agrippina : David McVicar et René Jacobs, qui encadreront une distribution de très grande qualité.
Vingt-neuvième opéra italien de Haendel, ‘Ariodante’ fut le premier ouvrage lyrique expressément conçu par le compositeur pour le tout nouveau théâtre de Covent Garden. Ce fut, avec ‘Alcina’, qui date de cette même année 1735, l’un des derniers opéras italiens grâce auxquels Haendel connut le succès à Londres. Il comporte une facette française, puisqu’à la demande du directeur du théâtre, John Rich, un ancien danseur, elle inclut des ballets qui, à l’époque, furent chorégraphiés et dansés par la danseuse française Marie Sallé.
Christophe Rousset, déjà au pupitre de ‘Jules César’, dirige une nouvelle fois ses Talents lyriques. La mise en scène est confiée à Lukas Hemleb, dont on a pu apprécier la réalisation du ‘Dindon’ à la Comédie-Française, de ‘Nathan le Sage’ de Lessing au Burgtheater de Vienne, de Pessah de Laura Forti au théâtre de la Ville et de ‘La Clémence de Titus’ au Festival d’Aix-en-Provence.Le rôle-titre sera interprété par la mezzo-soprano autrichienne Angelika Kirchschlager que l’on a pu applaudir au théâtre des Champs-Elysées dans ‘Cherubino’ et dans de nombreux récitals.
Près de quinze ans après un premier cycle Lully présenté sur trois saisons (Alceste, Armide et Roland), le Théâtre des Champs-Élysées renoue avec ce compositeur et le genre de la tragédie lyrique.
À l’occasion de cette nouvelle production, Emmanuelle Haïm et son Concert d’Astrée feront leurs débuts dans la fosse du Théâtre des Champs-Élysées. Jean-Louis Martinoty revient quant à lui à Lully en compagnie de son décorateur de toujours, Hans Schavernoch et de de la costumière Sylvie de Segonzac. Enfin la chorégraphie est confiée cheap cialis à François Raffinot, spécialiste de cette époque, co-fondateur avec Francine Lancelot de « Ris et Danceries » puis de sa propre compagnie « Barroco ».
C’est l’ultime opus lyrique de Verdi, gloire nationale de l’Italie naissante, composé à l’aube de ses quatre vingt étés. Il aimait les grands textes et les grands auteurs, ceux de Shakespeare lui avaient déjà inspiré « Macbeth » puis « Otello », deux tragédies dont il tira, avec la complicité du librettiste Arrigo Boito, deux chefs d’œuvre.
Sept années de silence sépare « Otello » de « Falstaff ». Sept années de méditation sur la marche du monde qui aboutirent à cet immense éclat de rire qui n’a pas fini de nous secouer. Pour le déclencher, il compulse à nouveau le grand élisabéthain et tire de deux de ses pièces, « Henri IV » et « Les Joyeuses Commères de Windsor », le personnage et la trame de remeron son héros bedonnant. Résultat : un miracle de jeunesse et d’invention dans l’écriture musicale, tournant le dos à bien des traditions, avec peu de grands airs à fredonner mais des ensembles qui pétillent, une orchestration qui surfe sur l’humour balisée de plages de vraie mélancolie, comme pour rappeler la dérision des choses de la vie.
Jean-Christophe Spinosi s’est fait connaître à Paris grâce à une éblouissante représentation de l’Orlando Furioso de Vivaldi, présentée au Théâtre des Champs-Élysées le 7 octobre 2003. Depuis lors, il n’a plus cessé de se produire, saison après saison, sur cette même scène, mais aussi très vite au Châtelet et au Palais Garnier, puis à Parme et bientôt à la Scala de Milan.
En compagnie de son Ensemble Matheus, il revient avenue Montaigne pour un premier opéra donné en version scénique. La mise en scène sera réalisée par Eric Génovèse, sociétaire de la Comédie Française, dont on connaît trop peu le penchant profond pour la musique en général et pour l’opéra en particulier.
Jean-Christophe Spinosi et Eric Génovèse encadrent une équipe de chanteurs jeunes, mais déjà reconnus internationalement. Entres autres, Veronica Cangemi (la Comtesse ici-même), Rinat Shaham (Carmen à Glyndebourne), Luca Pisaroni (Figaro au Théâtre des Champs-Élysées et au Met, Guglielmo à Glyndebourne, Leporello à la Bastille, Masetto à Salzbourg) et Pietro Spagnoli, que l’on ne présente plus au public du Théâtre des Champs-Élysées dont il est l’un des chanteurs préférés.
Annie (Cristiana Reali) ne peut supporter le regard des autres. Pourquoi Jacques (Vincent Elbaz), son compagnon, fou d’amour pour elle, vit-il si mal le succès du nouveau roman qu’il vient d’écrire et dont l’histoire sulfureuse et provocatrice semble inspirée d’un vécu douloureux ? Lorsque la vérité éclatera aux yeux des autres, la violence se déchaînera.
Si Good Canary se déroule dans les milieux de la presse et de l’édition, c’est d’abord une histoire d’amour violente et passionnée.
Zach Helm écrit de manière convaincante une pièce grave sur des auteurs écorchés vifs, affrontant la difficulté de la création et du regard des autres. Mais ce qui paraît sombre devient, sous l’œil ironique de John Malkovich, une comédie brillante, insolente et cruelle, baignée dans les couleurs, les décors et les musiques de New York.
A leur réveil après une nuit de bringue, deux bourgeois, affreux pochards, ont le vague sentiment qu’ils ont assassiné une pauvre charbonnière, rue de Lourcine, au cours de leur déambulation nocturne. S’ensuit une cascade ahurissante de méprises, de mensonges et de crimes en série. Tout finira par des chansons. C’est du Labiche.
Contrairement à une certaine tradition théâtrale qui se revendique iconoclaste et se révèle “bric à brac”, la mise en scène de Jérôme Deschamps rend hommage aux icônes étriquées de l’univers petit-bourgeois labichien et leur construit un monument : une complexe machine théâtrale. Sa mécanique dramaturgique et scénique est extrêmement bien huilée, rigoureusement agencée, minutieusement réglée et produit régulièrement des étincelles !
Riche en ressorts burlesques et en péripéties scabreuses, la pièce de Labiche est encore agrémentée ici d’exagérations savoureuses, d’incursions farfelues, de gestes maladroits acrobatiquement contenus pour éviter la catastrophe, de mimiques ironiques ou de satires grinçantes.
Le décor de Macha Makeïeff est un véritable écrin, non pas une boîte hermétiquement fermée préservant un trésor de toute altération, mais un espace bourgeoisement tapissé, où les portes battent sans cesse, où les interprètes s’entrechoquent, se cognent au mur et rebondissent, “rocambolesquement”. Ils émaillent littéralement leur jeu au contact des richesses dramatiques que recèle l’intérieur du couple Lenglumé (qui est ici tout sauf englué).
Bref, c’est un espace scénique qui ne recueille pas, mais génère lui-même des perles ! Effectivement, le grain de sable qui s’y glisse, ou plutôt la poussière de charbon, grossit bien vite, sans pourtant jamais enrayer la machine, lancée à plein régime.
Filant le parfait amour, Alice et Julien respirent le bonheur. Mais ce jeune couple découvre les aléas de l’amitié, du mensonge, de l’adultère mais aussi de l’homosexualité. Alors qu’ils envisagent de s’installer ensemble, les tracasseries s’accumulent dans leur entourage. Le meilleur ami de Julien, Nicolas, sort avec la meilleure amie d’Alice, Mélanie. Mais leur couple est au plus bas. Julien entreprend de se mêler des amours d’un autre ami au désespoir. Il lui présente sa collègue Delphine, une jeune femme charmante mais un peu fofolle. La mauvaise foi s’invite alors entre tous les protagonistes.
Isa, hyperactive, star du show business parisien, tombe en panne de GPS en rase campagne où même son portable ne marche pas. La rencontre avec l’apiculteur local, Eric, particulièrement paisible, ne calme pas tout de suite son stress. En attendant un bus qui ne passera qu’ «après la décrue», la voilà condamnée à attendre. Elle finira par se laisser aller à l’écoute : de la nature, de son unique interlocuteur, d’elle-même… pour retrouver, qui sait, sa créativité perdue !
‘Pensées d’Alexandrie’, ‘Bises du Caire’… C’est l’été. Ils ont pris leur voiture, roulé dans des autocars, volé dans des avions et visité appareil photo en bandoulière quelques contrées lointaines hérissées de monuments et autres ‘choses à voir’, telles l’Egypte, la Grèce, l’Inde ou le Bordelais. Alors comme ils s’ennuient un peu loin de leur home sweet home, les Rouchon écrivent aux Brochon et réciproquement – on est polis tout de même ! Ils s’envoient des cartes postales pas piquées des hannetons. Dans ces lettres du front de la société des loisirs, François Morel en ‘moqueur mélancomique’ s’amuse avec un humour souvent tendre, parfois mordant, de ce besoin irrépressible de changer de décor pour finalement lorgner d’un oeil lassé les Pyramides et tous ces siècles qui vous contemplent en songeant au repas du soir (le vin y est gratuit et à volonté) et aux amis restés au pays.
‘Prenez quatre amies comédiennes totalement différentes : une intello, une bombe sexuelle, une dépressive et une candide.
Donnez remeron leur un seul et même objectif : décrocher le rôle de leur vie. Ajoutez castings, cours de théâtre, soirées show-business…
Une blonde qui préfère les homos, deux homos qui s’aiment, un homo qui aimerait être aimé, et un hétero qui préfère la blonde… qui préfère les homos !
Quiproquos, rapports ambigus, révélations et rebondissements se succèdent dans cette comédie de moeurs très actuelle au rythme effréné !
A travers un marivaudage moderne, les auteurs mettent en lumière les bouleversements de l’identité sexuelle et des rapports de couple.
Car au final, il n’est ni question ici d’être hétero ni d’être homo, mais d’aimer et d’être aimé !
Quiproquos, rapports ambigus, révélations et rebondissements se succèdent dans cette comédie de moeurs très actuelle au rythme effréné !
Cette pièce pétillante et drôle, servie par de talentueux comédiens, utilise les codes des meilleurs sitcom américains et les mécaniques savoureuses du vaudeville
« C’est chouette d’être célibataire »…
et le plus souvent, quand tu dis ça,
c’est que t’es plus célibataire…
Après plus de 400 représentations de « Rêver, grandir et coincer des malheureuses », Frédéric Recrosio revient seul en scène dans une nouvelle création et poursuit ses interrogations et réflexions de l’homme amoureux.
Frederic Recrosio propose le témoignage vécu d’un trentenaire qui se veut lucide, ses déconvenues, ses problèmes de conscience entre désir et loyauté, la banalité du quotidien… Sur l’air de « Quitte à être malheureux, pourquoi ne pas l’être à deux ? », Frédéric Recrosio offre un nouveau spectacle, apporte sa « chronologie d’un adultère normal » pour débusquer les faiblesses, les hypocrisies et les petits mensonges du couple. Tout cela avec un naturel et une capacité d’auto-dérision qui provoquent l’hilarité !
Frédéric Recrosio se livre tout cru, se raconte avec une saine impudeur qui ne craint ni Dieu, ni diable, et encore moins les censeurs. Il n’y parle que des préoccupations physiques et sexuelles qui ont jalonné son existence depuis ses dix ans.
A présent, il en a trente et révèle tout des mystères de son corps, ceux de tant de garçons de sa génération. Une narration où l’humour sert d’angle d’attaque.
Inferno est un monument de la douleur. L’artiste doit payer. Dans la forêt obscure où il est d’emblée plongé, il doute, il a peur, il souffre. Mais de quel péché l’artiste est-il coupable ? S’il est ainsi perdu, c’est qu’il ne connaît pas la réponse à cette question. Seul sur le grand plateau du théâtre, ou au contraire muré dans la foule et confronté à la rumeur du monde, l’homme que met en scène Romeo Castellucci subit de plein fouet cette expérience de la perte de soi, désemparé. Tout ici l’agresse, la violence des images, la chute de son propre corps dans la matière, les animaux et les spectres. La dynamique visuelle de ce spectacle a la consistance de cette hébétude, parfois de cet effroi, qui saisit l’homme quand il est réduit à sa petitesse, démuni face aux éléments qui l’accablent. Mais cette fragilité est une ressource, cependant, car elle est la condition d’une douceur paradoxale. Romeo Castellucci montre à chaque spectateur qu’au fond de ses propres peurs, il existe un espace secret, empreint de mélancolie, où il s’accroche à la vie, à “l’incroyable nostalgie de sa propre vie”. Cet Inferno est aussi la première rencontre entre Romeo Castellucci et la Cour d’honneur du Palais des papes. L’artiste y a rêvé, lui qui écrivait de ce lieu il y a déjà trois ans : “Nous voulons imaginer une succession d’événements, une occupation de l’espace, qui seraient capables de rencontrer cette architecture, non comme décor de théâtre mais comme “reste”, comme passé réclamant d’être repris et ressuscité, comme l’accomplissement de ce qui est resté inachevé, insensé, avorté”. Voici enfin Romeo Castellucci face à l’impossible désiré et redouté. Mis au défi.
C’est à la fin de l’année 1601 ou au tout début de 1602 que William Shakespeare (1564-1616) écrit son Histoire tragique d’Hamlet prince du Danemark inspirée des Histoires tragiques extraites des œuvres italiennes de Bandello de François de Belleforest (1556).
Accompagné de Marius von Mayenburg, auteur associé à la Schaubühne de Berlin qui a assuré la traduction et l’adaptation du texte shakespearien, Thomas Ostermeier s’engage dans la traversée de l’une des œuvres maîtresses du génial dramaturge anglais. Inépuisable Hamlet, première d’une série de tragédies écrites au crépuscule du règne d’Élisabeth I. Ici au bord de la folie paranoïaque, aux prises avec ses visions, ses angoisses et son incapacité à décider, à choisir, à assumer son statut d’homme et son statut de prince héritier, Hamlet joue, se cache, veut manipuler son entourage, dissimulant sous une folie librement choisie un plan meurtrier censé le sauver, le libérer du “marécage putride” qui l’entoure. Pris au piège de la cour, pris au piège du monde politique, devenant alors véritablement fou, il retourne contre lui-même les armes qui devaient servir à sa libération. Cherchant l’honnêteté et la vérité dans un univers où règnent la dissimulation et le mensonge, Hamlet se perd dans son impuissance à agir, dans un dilemme grandissant qui le submerge et le condamne à mourir. Pour recentrer l’œuvre de Shakespeare autour de son héros interprété par Lars Eidinger, Thomas Ostermeier a choisi une équipe réduite de comédiens ; six acteurs pour jouer une vingtaine de rôles, privilégiant les scènes où Shakespeare dépeint, à travers la cour danoise, un système politique fait de meurtres, de corruption, de passions au service d’une volonté de pouvoir. Impossible, semble dire Shakespeare, de donner place à la complexité de la pensée quand il faut agir, et agir vite, politiquement. C’est ce handicap à choisir dans le champ des possibles qui rend Hamlet inapte au pouvoir et le conduit inexorablement vers sa mort, elle-même annonciatrice de l’effondrement du royaume danois tel qu’il fonctionnait.
Dans son bar, sur le Vieux-Port de Marseille, César se morfond. Marius, son fils, est parti naviguer à l’autre bout du monde. Entouré de ses amis, exaspéré par son chagrin et leur compassion, ce père aimant et abusif se sent trahi par un départ dont il contemple le désastre dans le désespoir de Fanny, l’amour délaissé de Marius. Mais Fanny n’est pas qu’abandonnée. Elle est une fille perdue dont la grossesse devient une tragédie ordinaire. Honoré Panisse, le maître voilier du port, de trente ans l’aîné de Fanny, lui propose le mariage, l’honorabilité, la fortune. Panisse tient les ficelles d’une comédie cruelle où la jeunesse renonce peut-être au bonheur. Et sur le Vieux-Port, baigné de soleil et de pittoresque méridional, le rire est roi mais il n’y a pas d’amour heureux.
L’histoire se situe 3 mois après le premier volet qui nous contait les retrouvailles de 3 quadras amis d’enfance avec Margaux, la « bombe » du lycée. Si le pari de faire la suite d’une pièce à succès peut être difficile, et bien le pari est gagné! Et ce, même si on n’a pas vu le premier!
C’est le deuxième spectacle de Christophe Alévêque : au théâtre Grevin de septembre à décembre 1998. Il traite des tracas de la vie quotidienne et de la modernité en nous faisant partager ses angoisses quant à l’avenir de l’homme telles que :
la vie de couple, le téléphone portable, l’informatique, les affres du découvert en banque, les bienfaits du sport, les soirées de célibataire en boîte de nuit, l’accouchement vu par le père et les incertitudes de fin de siècle.
Enregistré sous le plus grand chapiteau d’Europe, le Premier Festival Mondial du Cirque à Paris nous fait découvrir soixante artistes présentant une sélection des meilleurs numéros mondiaux : clowns, dompteurs, équilibristes, magiciens, funambules…
Un jury présidé par Alain Delon désigne les vainqueurs.
De la politique aux politiciens, des médias à la justice,
de votre voisin ou même de lui-même, Dieudonné épingle vraiment tout le monde dans un portrait sans concession de notre société, teinté au vitriol.
« Le bonhomme est drôle, très drôle et il sait taper sur tout ce qui bouge avec l’efficacité d’un grand »
Le Figaroscope
Pour lui tout est à revoir, tout l’énerve : la mondialisation, l’éducation des enfants, les femmes, l’argent, la vieillesse, l’inculture…
Un spectacle caustique avec un Christophe Alévêque de mauvaise foi :
« Mon client, un homme paisible, voulait tuer le temps en attendant sa femme.
Et puis, il a tué sa femme. Est-ce un crime ? « .
La critique est aisée, l’art est difficile, écrivait l’oublié Philippe Destouches. Peut-être, mais quand il s’agit pour un journaliste de critiquer sa propre femme comédienne alors non seulement c’est difficile, mais ça peut même devenir de l’art, ce soir en tout cas, ce sera du théâtre.
Quand j’ai commencé à imaginer le rôle de Stéphanie Grumet, j’ai tout de suite pensé à mon amie Isabelle Mergault, poussé par mon envie de la voir remonter sur les planches. Elle a accepté et je lui en serai éternellement reconnaissant.
Il fallait alors l’entourer et bien l’entourer ; et pour ça, faire appel à des amis. Je dois avouer qu’au départ je n’aurais jamais pensé que Gérard Miller quitterait provisoirement son divan et les plateaux TV pour jouer sur les planches le rôle d’un critique du Figaro ; mais Gérard n’est jamais là où on l’attend et vous allez vous aussi, j’espère, le trouver inattendu. La présence d’Isabelle Alonso, de Claude Sarraute et de Raphaël Mezrahi, compagnons de route des paris les plus audacieux, s’imposait alors d’elle-même. L’aventure devenait vraiment collective. Et puis, quitte à surprendre et prendre tous les risques, Steevy nous rejoint pour compléter une affiche intrigante.
Je tiens ici particulièrement à saluer Agnès Boury qui a su oser accompagner cette « équipe d’aventuriers ». Merci , donc, à tous d’avoir eu le courage de faire confiance à cette troupe de kamikaze, tous unanimes pour vous distraire ce soir.
Laurent Ruquier
Créé spécialement par Laurent Ruquier pour le festival et mis en scène par Jean-Luc Moreau, ce spectacle unique rassemble la majorité des imitateurs actuels. Un florilège des meilleures imitations, les performances les plus démentes, les voix les plus célèbres. Un show hilarant et déjanté qui ouvre les festivités en beauté !
Le temps de cette soirée prestige, l’imprécateur du PAF fait son grand retour sur scène et se transforme en maître de cérémonie pour vous offrir du rire sur un plateau. Autour de lui, Didier Gustin, Frédéric Lebon, Michaël Gregorio, Dany Mauro, Gérald Dahan, Sandrine Alexi, Michel Villano et la perle du Québec, Steeve Diamond. Huit artistes étourdissants, huit univers palpitants, huit styles radicalement différents. Et des centaines de voix à faire entendre.
Scandal Point est un travail emblématique, puisqu’il s’agit de donner un corps à Salman Rushdie. La voix privée de corps, telle une parole mystique venue du ciel, sans qu’une chair la supporte, est transfigurée en corps esthétique.
Face à la désincarnation voulue par les mollahs, François Raffinot réagit en réalisant l’incarnation. cheap cialis
En 1997, Joëlle Bouvier et Régis Obadia sont directeurs du Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, première école de formation en France d’où sont issus nombre de danseurs et chorégraphes.
Leur danse lyrique, puissamment expressive et charnelle, est pétrie de références aux peintures de Bacon, Velikovic, Rembrandt, Dado… Ces productions chorégraphiques et cinématographiques les ont propulsé au devant de la scène nationale et internationale. Ils co-signent 17 créations présentées dans le monde entier entre 1980 et 1997, comme « Welcome to Paradise » à « Indaten »…
Les Chiens est un écho du thème fondamental pour le duo chorégraphique, les grands mythes, avec ici celui de L’Orestie.
Dans la clinique du docteur Jouvence, les femmes célèbres ou anonymes se bousculent pour se faire refaire le nez, les seins, la bouche ou les hanches… L’arrivée d’une nouvelle secrétaire et la jalousie de Mme Jouvence ne vont rien arranger au monde de la chirurgie esthétique.
Cette création a pour thème le romantisme, les romantismes.
Romantismes littéraires, musicaux, picturaux, chorégraphiques…
Rapports à la nature, à l’âme, à l’exaltation des sens, des sentiments… A Dieu…
En grande partie inspirée par l’œuvre de Degas et Puvis de Chavanne, et par le souvenir de l’opéra romantique, cette chorégraphie mêle la danse à l’univers de la peinture, créant une toile vivante.
Les textes de Lamartine, Hugo sur la nature et l’absence, ceux de Théophile Gautier sur la création des ballets comme Gisèle, accompagnent cette réalisation, qui prend ses racines dans l’oeuvre musicale de Frédéric Chopin.
À la fois essayiste, pourfendeur, romancier, chroniqueur haineux, dramaturge et moraliste, Pierre Desproges a écrit au cours de sa carrière une œuvre aux facettes multiples, d’une vision stupéfiante de l’actualité, du Manuel de savoir vivre, et de l’émission télé pompeuse, chafouine, cynique, surréalistico-anacho-farfeluesque, au polar provincial et aux textes de scènes.
Il a dit beaucoup de ses textes lui-même et les a marqués de son personnage hautain. Certaines fois, sa verve s’adoucit, et sa plume se fait plus poétique, plus proche des instants de nostalgie où il évoque les Bordeaux vieux ou le Paris de ses jeunes années.
Mais voilà, il reste une multitude d’écrits pas encore vus, ou entendus. La précision chirurgicale de son style, l’élégance de son propos m’ont poussé à relire Desproges et m’ont donné l’envie de le monter sur scène, de détacher l’écrit de l’écrivain, du personnage. Un univers extrêmement élaboré et une vision du monde que vont s’approprier un trio d’acteur, Philippe Fretun, Daniel Martin et Clotilde Mollet, accompagné de musiciens. Ils vont vous donner à entendre ce que Desproges ne peut plus nous dire.
Pour la première fois, depuis sa disparition, le théâtre s’empare de ses écrits, les revisite sur scène, et confirme la place singulière de cet auteur, celle du Poète et de son regard sur nous.
Ce « Paysage après la bataille » se veut le résultat de joutes imaginaires menées par deux personnages antinomiques du monde de l’art et représentant chacun un versant opposé de l’approche de la création : l’un, Joseph Conrad est écrivain ; l’autres Marcel Duchamp est peintre.
Ainsi, s’agirait-il d’une confrontation souterraine entre une approche intellectuelle de la création, qui engendra l’art conceptuel, et une vision instinctive de l’art. Le corps, quant à lui, possédant par nature ces deux tendances, devient l’enjeu, le médiateur et l’arbitre de ce match où boxent pour une fois dans la même catégorie l’instinct et l’intelligence.
Puits de velours noir où l’on creuse sa propre vérité.
Chorégraphie en épaisseur, « HUMAINS DITES-VOUS ! » est une œuvre de tourmente relative à des événements du XVIème siècle.Treize personnages politiques et picturaux se plongent dans la noirceur du XVIème siècle, les guerres de religion, l’intolérance, les tensions entre protestants et catholiques, les intrigues familiales…
Le danseur comme acteur de l’espace investit l’air ambiant pour le rendre « être » : plus pesant, plus grave, plus secret, apocalyptique…
Il y a dans la guerre de religions l’Apocalypse.
De quel droit un humain peut-il tuer un être humain pour une religion ?
Rêveuse à son ventilateur géant, elle s’évade vers de nouveaux
horizons, cherchant une nouvelle direction pour son esprit volage dans cheap cialis les limbes d’un rêve imaginaire.
Depuis plus de vingt ans maintenant Le Quatuor offre son talent et sa folie à un public de plus en plus large.
Auréolée de ses nombreuses récompenses, ce n’est pas un vain mot de dire que cette formation est devenue une incontournable référence en matière d’humour musical.
C’est bien Le Quatuor qui a inventé Le Quatuor !
Dans sa nouvelle création, queues de pie et instruments à cordes sont remeron toujours de rigueur ; à la fois pour poser l’image quasi sacrée de la plus exigeante des formations de musique de chambre, mais aussi pour se servir toujours plus de l’incroyable richesse de cet outil musical. Bien sûr, comédie, chant, danse et mime sont autant d’autres cordes à l’arc de leur archet.
Ce spectacle, une nouvelle fois co-créé et mis en scène par Alain Sachs, n’est pas une simple succession en alternance de séquences tantôt musicales, tantôt humoristiques. Au contraire, au sein de chaque tableau, la musique (toujours première) l’humour, le geste et la poésie se mêlent de plus en plus intimement. C’est cette osmose, cet aller-retour permanent du rire enfantin à la métaphore la plus profonde qui suscitent surprise et éveil permanent dans une savoureuse ambiguïté.
Voilà le sens de ce nouveau travail : fixer plusieurs humeurs dans un même instant, dans une même image et qu’ainsi superposées chaque émotion renforce l’autre.
On sait qu’Eugène Ysaÿe composa ses sonates à la suite d’un choc émotionnel lors d’un concert de Joseph Szigeti, interprétant la sonate en sol mineur de Bach. L’inspiration qu’il a puisée dans le rayonnement du Cantor l’a amené à réaliser un véritable testament musical et un accomplissement sans égal à son oeuvre.
Ainsi, après avoir donné la double intégrale de ces oeuvres pour violon seul en trois concerts, il est apparu comme une évidence de bâtir un spectacle qui mettait en lumière la source d’inspiration chez l’artiste autour de ces deux figures, symboles des polarités de la création.
La scénographie et la danse, à travers les personnalités de Bernard Broca et d’Anne-Marie Reynaud sont le miroir de la musique pour nous accompagner dans ce voyage au coeur de la création, retraçant l’émotion de cette rencontre.
« Ce projet est une tentative pour créer un corps improductif et inutile au sens où la société moderne l’entend.
Toutes les activités qui ne produisent que de la perte nous sont propres et Sisyphe en est le symbole, lui qui fut condamné à rouler sans cesse un rocher jusqu’au sommet d’une montagne, d’où il rechutait aussitôt, l’obligeant au perpétuel recommencement.
Les Sisyphe réunit plusieurs personnages solitaires qui ont chacun choisi un moyen pour donner corps à un mouvement de pure dépense, qui éprouve le corps et en redéfinit inlassablement les limites.
Tous sont en activité pour devenir sans qualité. Tous dépendent de l’inutilité. »
Julie Nioche
A la façon du Griot qui, en Afrique, renouvelle chaque fois le cours de ses histoires, Opiyo Okach improvise et recrée le monde des peuples nomades d’Afrique de l’Est, réinvente leurs mythologies de pierres… A chaque performance une nouvelle version, en symbiose avec le moment, le lieu et le public.
Point de départ de cette création : Kit Jajuok, rocher légendaire constituant un édifice central de la mythologie Luo (son groupe ethnique). Le Jajuok est le spécialiste de la perception intuitive, de la recherche des causes, des remèdes et de la prédiction des événements sociaux ou individuels. Le Jajuok est alternativement associé au grand dieu, aux sorciers sauvages, aux guérisseurs, aux devins ou aux esprits cheap cialis ancestraux d’un clan ou d’un individu.
Des règles de jeu préétablies offrent aux interprètes un espace à la fois ludique et rigoureux. Ils jouent sur la discontinuité, la répétition, la distorsion, la dissymétrie, l’échange d’énergies et se rendent disponibles. Guy Ajaguin, le DJ accompagne les trois danseurs, il constitue un élément pertubateur qui peut influer sur la qualité de la danse. La notion d’aléatoire intervient dans la chronologie à chaque fois différente du spectacle, de ce fait le rythme, les états des danseurs varient. Il existe 720 possibilités de spectacles.
Ce dispositif suscite une complicité avec remeron le public qui découvre une nouvelle représentation en même temps que les danseurs. Un phénomène à la fois acoustique et visuel où le spectateur écoute ce qu’il voit et voit ce qu’il écoute.
Un couple de jeunes, un train, on ne sait pas qui ils sont, ni où ils vont, ils ne le savent pas non plus…Sur la musique de Manu Chao, ils nous font voyager d’enchantements en désenchantements.
Deux stars de l’humour, Franck Dubosc et son acolyte québécois Stéphane Rousseau, reprennent du service ensemble, en exclusivité pour Nantes et son tout nouveau Zénith ! Vous les avez vus à la télé co-présenter les émission Juste pour rire, vous avez très nombreux à assister au one-man-show de Stéphane adapté par Franck, vous avez sûrement entendu parler de leurs galas à Montréal…
En exclusivité pour le Festival Juste pour rire Nantes-Atlantique, nos Casanova au nez rouge montent sur les planches côté à côté, le temps d’un Gala de création exceptionnel qui met à l’honneur les meilleurs numéros en duos. Que ce soit des artistes de cirque ou de la scène comique, sont accueillis sur scène d’incontournables vedettes et des futurs grands, qui excellent dans l’art de faire rire en couple… Pour deux fois plus de plaisir !
Sabrez le champagne : la pétillante Anne Roumanoff fête sur scène ses 20 ans de carrière ! Avec la complicité de Laurent Ruquier, cette grande dame de l’humour, marraine du Festival Juste pour rire Nantes-Atlantique, vous convie à une fête unique : un gala de création inédit qui rassemble pour la 1ère fois quelques uns de ses plus célèbres Amis du spectacle et du rire. Une incroyable soirée qui réserve bien des surprises à nos amis les hommes : ils ne lui en voudront pas, le « sexe faible » a quelques petites choses à leur dire…
Sketches inédits, surprenantes reprises, duos d’un soir… ces nombreux artistes à l’humour affûté vous convient à un Gala unique que vous ne verrez nulle part ailleurs. Une fête haute en couleurs, digne de sa reine.
Il sont deux sur scène, à se scruter, à chercher dans l’autre qui ils sont, par quel chemin ils en sont arrivés là, chemin marqué par des cicatrices à peine visibles, recouvertes par la poussière de la vie qui s’ébroue ; chemin creusé de sillons plus profonds où stagne la puanteur de la mesquinerie ; mais chemin parsemé aussi de sourires inattendus.
La mort du cygne revue et corrigée par huit chorégraphes femmes et interprété par un corps d’homme.
Sur la musique de Saint-Saëns, Pedro Pauwels, magnifique danseur aurait presque pu enchaîner, avec une grosse respiration, les huit cygnes en une seule et même mort affolée.
Après cinq années d’une activité intense, Shirley et Dino profitent d’un repos bien mérité. Quant à eux, Corinne et Gilles Benizioo créent un nouveau spectacle, Les Caméléons d’Achille, une sorte de grand divertissement, de bric à brac théâtral et musical.
Ou comment un metteur en scène anticonformiste réunit une troupe improbable de dix artistes, et passe du Théâtre de boulevard à la comédie musicale rock, de la farce de Molière au mélodrame, sans oublier Shakespeare (en anglais !).
Ils sont cinq comédiens mais réellement dix personnages sur scène !
Ils sont cinq à revisiter le Spectre de la Rose, que Fokine, toujours lui, chorégraphia pour Nijinski et Karsavina, sur une musique de Weber revue par remeron Berlioz, et un livret de Jean-Louis Vaudoyer à partir du poème de Théophile Gautier. On salue en grand le souffle de l’interprète qui a enchaîné sans discontinuer. Sa version propre ne manque pas d’émotion. Posé sur une chaise, immobile en pleine lumière, on dirait Nijinsky en personne, enclôt dans sa folie avant le saut final. Dans la version de Larrieu, volontiers végétale, qui se joue à terre, les mains mobiles du danseur, comme mille pétales, s’effeuillent selon une effusion retenue. Le mouvement des jambes au sol est précis, dense, ramassé à bon escient. Pedro Pauwels s’abandonne si fort à ses gestes que la grâce naît de cet abandon même. En revanche, la version de Ribeiro, violente, saigne sur scène, depuis des dizaines de roses jetées, piétinées de rage par l’interprète. C’est dire si celui-ci figure ici le sang de l’ouvre. C’est cette forme d’épuisement dans l’effort, au-delà de la grâce, que le chorégraphe est allé puiser chez Pedro Pauwels, lequel n’est pas en reste. L’artiste belge possède une belle puissance d’expression, révèle une harmonie gestuelle virile. Il va à la danse avec un empressement de beau diable non sans une délicieuse angoisse doublée d’une élégance folle.
Muriel Steinmetz
La huitième édition de ce grand rendez-vous de la danse internationale a été tournée au Théâtre des Champs-Élysées en septembre 2005.
Comme chaque année, l’élite des danseurs étoiles des plus prestigieuses compagnies internationales se donne rendez-vous pour démarrer leur saison par cet événement phare.
Le film s’inspire de deux pièces chorégraphiques, respectivement, Wasla, solo interprété par Héla Fattoumi, et Exode, solo interprété par Eric Lamoureux et accompagné par l’accordéoniste Pascal Contet. La strucure du récit s’organisera sous la forme d’un montage parallèle spécifique, entrelaçant les deux chorégraphies.
Sur scène, les images se substituent aux mots. Chaque moment est une expérience nouvelle où naissent des figures aériennes autour d’un espace de jeu particulier le trapèze en croix – multipliant les axes et les déplacements et permettant de varier les trajectoires.
Ola Kala est encore une recherche approfondie sur l’esthétisme, le mouvement en l’air spectaculaire et inventif autour du vol, de la chute, du plaisir et du désir.
Violons, violoncelles, voix de femme, sons électroniques, forment une texture musicale qui accompagne le ballet. Les musiciens sont placés au plus près des trapézistes, à 12 mètres de hauteur, et accompagnent le ballet des corps dans l’espace comme si un même battement de cœur les unissait.
S’ajoute à cette chorégraphie aérienne un travail spécifique sur la lumière – jeux d’ombres, effets de proche et lointain – se projetant sur la toile et offrant ainsi une sorte de double.
Les spectateurs sont conviés à pénétrer sous la haute bulle par des boudins remplis d’air et à s’asseoir dans les transats entourant les artistes, retraçant le cercle intime de la piste.
Evoluant d’un espace à l’autre, des êtres solitaires interrogent leur corps sur ce qui les entoure et les liens complexes qu’ils tissent avec l’autre ; l’autre qu’ils appréhendent de façon ambiguë, sans cesse partagés entre une irrésistible attraction et la peur de l’inconnu. Dans une lente approche, à l’heure où l’homme et l’animal ne font plus qu’un, les corps vont se découvrir et définir un langage aux grés des expériences, des rencontres, des corps à corps et des affrontements : la nature ou les natures vont progressivement s’apprivoiser.
Pour la Madâ’a, Hela fattoumi et Eric Lamoureux se sont inspirés de la poésie arabe d’Adonis à la croisée de l’Orient et de l’Occident.
Le film est une récréation cinématographique, une fiction chorégraphique en décors naturels issue d’une réécriture de La Madâ’a.
En créant une nouvelle trame narrative et un nouvel espace dramaturgique, le film va permettre d’aller puiser l’émotion et l’énergie des corps au plus près de leur singularité et ainsi donner à voir toute la complexité des liens qu’ils entretiennent entre eux et avec l’espace qui les entoure.
De plus la coloration particulière de la pièce qui donne à ressentir par touche, la lumière changeante et singulière des villes méditerranéennes va fortement imprégner l’univers du film.
Jan Fabre crée son propre Requiem, sous la forme d’une messe funèbre théâtrale dans laquelle la vie occupe une place centrale. Fabre redonne vie à la mort, la fête, la danse et la vénère comme faisant partie intégrante d’un cycle sans fin.
La mort est un moment qui recèle des silences secrets. Mais c’est aussi un concert assourdissant de souvenirs, d’images et de fragments de vies disparues, désagrégées. Dans la mort, la vie revient en pagaille : un puzzle d’anecdotes, de stupidités, de chambres privées et de sublime fugacité. La mort est remplie de larmes, mais au-delà de ces pleurs, sous les larmes, bien après ou parfois juste par-dessus, il y a cet étrange sourire en coin de la vie. Encore et encore. La mort ensorcelle la vie. La vie ensorcelle la mort. Notre monde ne sait pas bien comment se gérer la mort. Ou plutôt, si : il la relègue le plus loin possible. Il n’y a littéralement plus de place pour les morts. Ce faisant, nous nous défendons de l’un des plus profonds mystères de la vie. La mort n’est pas un moment clinique. C’est une phase de transformation, l’âme déménage, le corps se rabougrit, la peau s’évente et disparaît. La terre, ce grand amas de morts, plante ses crocs dans ce qu’il en reste, affamée, insatiable. Or, un peu plus tard, la vie nous saute à nouveau au visage. Mûrir et pourrir. Ce n’est pas beaucoup plus que ça. Mais son éternelle fougue déborde d’une énergie démesurée. Comme la vague qui vient mourir sur le sable. Sans fin ni début.
Le Requiem est une messe funèbre. Fabre nous entraîne dans la chambre funéraire de la mort. Il prend le pouls du mort, mesure sa température et lui tapote les fesses. La messe funèbre est une fête, un adieu, un nouveau départ.
A propos du Festival remeron d’Avignon …
Bulles d’oxygéne pleines de bon sens, les Vies Avis donnent la parole à des gens sincères et authentiques qui prennent position et se racontent au travers de thèmes qui les touchent dans leur vie de tous les jours.
A partir de documents rares, photographiques et filmiques, les Instantanés d’Hier retracent la chronologie de l’histoire du Festival d’Avignon, de 1947 à 1974.
Ils sont trois.
Trois caractères à partager une même cellule…
C’est à la fois drôle et décapant !
Inédit, à découvrir.
En juin 2000 et pendant deux jours, le producteur italien Andrea Andermann diffusait, en direct, depuis Paris, et sur 142 pays, ce célèbre opéra de Verdi en 4 actes, filmé sur différents sites de la capitale française : l’Hôtel de Boisgelin, le château de Versailles, le Petit Palais, et l’Ile Saint Louis, les musiciens étant basés à la Salle Wagram.
Ce making of retrace la préparation de cette grande production, les émotions, les doutes et les joies de tous ses intervenants.
Deux ans de travaux pour mener à bien ce spectacle de François Confino et Philippe Genty. Une scène de 30 m de large, 20 m de haut, 200 techniciens : ici, tout est surdimensionné. Montage, répétitions, le film nous fait véritablement découvrir les dessous de ce spectacle.
Tous les mois, captation des débats organisés par le Théâtre du Rond-Point et le quotidien Le Monde.
Philippe Lefait et la Compagnie des Indes proposent quatre magazines culturels portant sur les festivals de l’été, tournés au cœur de trois grands festivals : Aix-en-Provence, Avignon pour deux émissions, et Paris. Au delà de ces festivals, sont traités en sujet, ou par l’intervention d’invités nombre de grands festivals, partout remeron en France.
Les ingrédients principaux de cette série sont de nombreux reportages et la présence sur le plateau d’artistes qui jouent en “live”.
Ces magazines n’ont qu’un objectif : faire découvrir ces festivals au plus grand nombre, faire partager aux téléspectateurs nos coups de cœur, inciter le public à assister aux spectacles qui animent ces festivals d’été, donner à voir et à entendre de la Culture au sens le plus noble du terme.
Emission 1 Aix en Provence (Hôtel de Ville)
diffusée le vendredi 6 juillet 2007
invités : Daniel HARDING, Rudy RICCIOTTI, Patrice CHEREAU, Thierry THIEÛ NIANG, Macha MAKAEIEFF, Jérôme DESCHAMPS, Bernard FOCCROULLE
musique live : GNAWA, Poum Tchack
Emission 2 Avignon (Cloître Saint-Louis)
diffusée le vendredi 13 juillet 2007
invités : Mathieu BAUER, Judith HENRY, Eléonore WEBER, Jean-Pierre LÉONARDINI, Valère NOVARINA, Clémentine CÉLARIÉ, Eric-Emmanuel SCHMITT, Clotilde MORGIEVE, Philippe CAUBÈRE, Jean-Pierre VINCENT, Gérard GÉLAS musique live : Les Bonbecs, Cléentine CÉLARIÉ&Fils, Titi ROBIN et Daniel WARA
Emission 3 Paris (Cirque Romanès)
diffusée le vendredi 20 juillet 2007
invités : Alexandre ROMANES, Eduardo MANET, Seydou BORO, Eric DAHAN, Bernard LUBAT
musique live : Bernard LUBAT, Björn BERGE, LO’JO, Winston McANUFF
Emission 4 Avignon (Cloître Saint-Louis)
diffusée le vendredi 27 juillet 2007
invités : Hortense ARCHAMBAULT, Ludovic LAGARDE, Frédéric FISBACH, Robert CANTARELLA, Maïmouna GUEYE musique live : Emily LOIZEAU, Michel DALBERTO
Bénédicte a oublié son foulard dans le bar hier soir.
Elle retrouve le serveur qui s’est occupé d’elle, lequel fait semblant de ne pas se souvenir.
Pourtant, tandis qu’elle lui rappelle la situation, il lui confectionne le cocktail qu’elle préfère et qu’elle avait commandé la veille.
David dîne tranquillement à la maison lorsque Isabelle rentre et lui annonce de but en blanc qu’elle est amoureuse d’un autre garçon et qu’ils vont devoir se séparer.
La pleine lune rend Vincent amoureux.
Il a dîné avec sa femme et Marie, une amie de la famille, et la raccompagnant dans les escaliers ne veut pas la laisser repartir.
Julie a reçu une lettre de rupture de la part de Frédéric.
Cela l’a rendue furieuse, et elle vient lui demander des explications.
Frédéric avait écrit une deuxième lettre, d’amour, qu’il n’avait pas envoyée.
Patron du bar, Christophe veut se séparer d’une serveuse qui a volé dans la caisse.
Il reçoit Béatrice, la soeur d’une amie pour lui proposer la place.
Béatrice n’a vraiment pas envie de ce travail, et son comportement « timide » doit décourager le « patron ».
Depuis un an que son mari est mort, c’est la première fois qu’Alexandra va au cinéma.
Elle rencontre Jocelyn, un ami de son mari, qui essaie de la convaincre que la vie continue pour elle, et qu’elle doit recommencer à se distraire.
Sabrina fait la mise en place du bar.
Nadia, qui a dîné ici la veille a perdu une boucle d’oreille et essaie de la chercher.
Sabrina, pourtant a d’autres soucis en tête : son patron l’accuse d’avoir volé dans la caisse.
Alors que le bar est fermé, Cylia s’isole pour téléphoner à sa mère : elle a pris de l’argent dans la caisse pour payer son loyer.
Un homme au comportement inquiétant fait irruption dans la pièce et demande à visiter les lieux.
Anne attend Julien à sa sortie de train.
Il est embarrassé de la voir, et lui avoue qu’il a une autre liaison et qu’il la quitte…
Benjamin n’arrive plus à communiquer avec sa soeur.
Celle-ci lui fait des confidences la concernant.
A son tour, le petit frère parle de ses secrets à Marjorie.
Fabio emmène sa cousine Gelou dans un endroit sûr pour lui donner des précisions sur le comportement de son mari Alex.
Celui-ci fait partie de la mafia. Il a tué le premier mari de Gelou, et vient de tuer son fils que cette dernière croyait en fugue.
Richard Dembo a fait le choix de faire interpréter 5 fois par de jeunes comédiens différents cette même scène tirée du roman de Jean-Claude Izzo. Ces cinq interprétations peuvent être exploitées dans le cadre d’une série « exercice de style » ou de façon indépendante.
Un jeune comédien passe une audition pour un court métrage à très petit budget.
Le producteur lui demande de mimer des comportements qui n’ont rien d’original.
Lassé, le comédien se fâche et part.
Deux garçons attendent pour un casting.
Paco est un vrai comédien.
Eric est le frère d’une secrétaire de la production.
Paco, anxieux, cheap cialis se concentre pour obtenir le rôle.
Eric, a d’autres centres d’intérêt et prend ce rendez-vous à la légère.
Deux jeunes femmes se rencontrent dans la rue.
L’une, comédienne, court les castings et cachets.
L’autre, ancienne comédienne, remeron a décroché et vit une vie plus « rangée »
Maher vole un baiser à Elodie. Celle-ci le gifle.
En fait il s’agit de la répétition d’une scène que le réalisateur n’arrive pas à mettre en place.
Pourtant, le courant passe entre les deux comédiens qui ne se connaissaient pas auparavant…
Deux jeunes comédiennes stressées auditionnent pour un film.
Le réalisateur les laisse seules pour répéter leur texte.
Les jeunes femmes en profitent pour se faire des confidences dans l’ignorance que la caméra tourne…
C’ est un ballet ininterrompu de va et vient de quatre personnages d’une pièce à une autre, d’un appartement à un autre, tandis que le suspense grandit, et laisse envisager le pire … Que va t’il se passer ? Vers quel dénouement avancent Denis, Jeanne, Paul et Suzie ? L’amant quitte sa femme, prétextant un achat de cigarettes, pour aller rejoindre sa maîtresse, et le mari de celle-ci. C’est dans l’espace où un personnage disparaît, dans l’espace où deux autres se trouveront séparés, que le drame va se jouer.
Barry Gifford, auteur de « Sailor et Lula » et scénariste du dernier film de David Lynch « Lost Highway », nous entraîne dans une grande randonnée autoroutière tout le long de la frontière mexicaine, de Brownsville/Matamaros dans le golfe du Mexique à San Diego/Tijuana sur la côte californienne.
Zigzagant constamment entre le Mexique et les Etats-Unis, Barry Gifford s’intéroge sur les trafics en tout genre qui prolifèrent à cette frontière de l’enfer : immigration clandestine, drogue, sexe et prostitution et sur la violence que ceux-ci engendre. D’un côté le paradis du rêve américain de l’abondance, du travail possible, de la richesse et des villas cossues, de l’autre l’enfer des taudis de la misère des villes poussièreuses et du chômage.
Voyage Ordinaire s’attache aux pas de Thomas, filmé pendant sept ans par Colette Isambert. De la maison familiale à l’école spécialisée, dans des trains, dans des voitures, le long des chemins qui bordent la Loire, il fait l’apprentissage de la vie.
Enfant, il était comme tous les autres enfants, dépendant de ses parents. En grandissant, il manifeste sa différence. Il a besoin de se sentir reconnu.Thomas est trisomique.Distinguer le possible de l’impossible est parfois difficile, oscillant entre fantaisie, conformisme et rejet des ghettos, Thomas se cherche une voie bien à lui. Il revendique son autonomie, voudrait passer le bac, le permis de conduire, se marier, pourquoi pas avoir des enfants. Il voudrait être artiste, filmer, écrire, faire de la musique, s’occuper des dauphins, militer contre la guerre, les injustices. Il rêve d’un futur toujours plus lointain, tenu à distance, et qui l’éloigne d’un présent souvent problématique.
Thomas s’essaie à la réalité. Il trouve injuste d’être trisomique. Parfois, il gère son handicap. Parfois, il ne mesure pas les obstacles, cherche à les contourner ou à nier leur existence. Ses parents, ses frères, ses amis s’efforcent de l’amarrer au réel, sans qu’il doive pour autant renoncer à ses désirs.
Passer toute sa vie dans un foyer thérapeutique ? Trouver les moyens de son indépendance ? L’avenir est incertain. Comment ce passage, tumultueux et délicat, vers l’âge adulte va-t-il s’accomplir ?
Thomas a gagné son pari en passant de celui qu’on regarde à celui qui regarde, il devient acteur de sa propre vie.
Les meilleurs moments du festival d’ Avignon 1999 :
extraits des spectacles et interviews des artistes – 2ème partie.
Spectacles:
« Le colonel-oiseau »
De Hristo Boytchev
Mise en scène de Didier Bezace
« Personne n’épouse les méduses »
Chorégraphie de Angelin Preljocaj
« Pernambouc »
Spectacle de Antonio Nobrega
« Macadam, macadam »
Mise en scène et chorégraphie de Blanca Li
« Lettre ouverte à Pinochet »
de Antonio della Parra
Lecture Lambert Wilson
« Variaciones sobre B… »
Spectacle/mise en scène de Daniel Veronese
« Maquina Hamlet »
Heiner Müller
Mise en scène Daniel Veronese, Emilio Garcia Wehbi et
Ana Alvarado
« Auto da paixao »
Romero Andrade Lima
Par le groupe Circo Brancoé
« Henry V »
William Shakespeare
Mise en scène Jean-Louis Benoit
« Requiem pour Srebrenica »
Conception / mise en scène de Olivier Py
« Littoral »
Texte / mise en scène Wajdi Mouawadv
« Petit psaume du matin »
Chorégraphie Josef Nadj
« La vie parisienne »
De Offenbach, Meilhac-Halévy
Mise en scène André Fornier
« Aberrations du documentaliste »
Spectacle Ezéchiel Garcia-Romeu et François cheap cialis Tomsu
Les meilleurs moments du festival 1999 : extraits des spectacles et interviews des artistes remeron – première partie.
Spectacles:
« Gemelos »
D’après Agota Kristof, Mise en scène La Troppa »
« Tango, vals y tango »
Chorégraphie d’Ana Maria Stekelmann
« Valser »
Un spectacle Cosmos Kolej
« La mastication des morts »
Patrick Kermann
Mise en scène de Solange Oswald
« Maistora i margarita »
D’après Mikhaïl Boulgakov
Mise en scène de Stefan Moskov
« Henry IV »
William Shakespeare
Mise en scène de Yann-Joël Collin
« ¡Gracias a dios ! ¡ Poca madre ! ¡ Guëro Guëra ! »
Mise en scène de Bruno Boëglin, Carlos Calvo, Catherine Marnas
« Paroles d’acteurs : La confession »
Mise en scène de Michel Didym et Walter Manfré
« Zweiland », « Allée der kosmonauten », « Na zemjle »
Chorégraphie Sasha Waltz
« Lalla (ou la terreur) »
Didier-Georges Gabily – Mise en scène et scénographie
Jean-François Matignon
« Glorias portenas »
la Compagnie Recuerdos son recuerdos
« Toute nudité sera châtiée »
Nelson Rodrigues
Mise en scène d’Alain Ollivier
« Corrida »
Mise en scène Wladyslaw Znorko
Chorégraphie Catherine Berbessou
« L’opérette imaginaire »
Valère Novarina
Mise en scène Claude Buchvald
« Unter der gütterlinie »
Richard Dresser
Mise en scène Thomas Ostermeïer
« Rwanda, 1994″
Une création du groupov
Mise en scène Jacques Delcuvellerie
Avec « Pique-nique au bord du Styx », sa troisième pièce, Thierry Lavat débarque une nouvelle fois avec sa tribu (12 personnes) dans le festival off d’Avignon. Histoire de se faire enfin une place au soleil. Portraits croisés, histoires particulières, entre doutes et passions. Une autre façon de visiter l’histoire du théâtre. Côté pile.
À Avignon, le off, c’est un peu le Graal.
“Pour les petites compagnies, c’est la seule possibilité de montrer notre travail. C’est donc le grand embouteillage, une grande foire du théâtre avec plus de 500 spectacles par jour”.
Un bouillonnement où il faut jouer des coudes pour se distinguer et se faire remarquer.
Raconter l’histoire des Renaud-Barrault, c’est raconter l’histoire d’un demi siècle de théâtre. Jean-Louis Barrault, acteur, écrivain, directeur de compagnie, découvreur d’auteurs et de pièces de théâtre, a monté plus de 90 spectacles et accueilli dans ses différents théâtres près de 100 pièces. Madeleine Renaud, indissociable, règne discrètement sur les choix du répertoire de la compagnie et sur l’élaboration des mises en scène. En même temps, elle conduit une carrière personnelle en compagnie d’auteurs qu’elle inspire comme Samuel Beckett ou Marguerite Duras.
Pour la première fois un film documentaire restitue l’aventure éblouissante de ce couple mythique.
Retour sur le parcours singulier de cette jeune artiste, de ses débuts pas toujours évidents à son éclosion aux yeux du grand public. Ce document qui accompagne le spectacle “La vie rêvée de Fatna” nous permet de découvrir une Rachida Khalil émouvante qui a su se construire par-delà ses doutes et s’affirmer en France sans renier ses origines, grâce au soutien d’illustres mentors comme Guy Bedos.
Dès sa fondation en 1947, le festival d’Avignon s’inscrit en rupture avec le théâtre d’avant-guerre, lorsque Jean Vilar met en scène les grands textes du répertoire à ciel ouvert, dans la désormais mythique cour d’honneur du palais des papes.
Depuis, à travers les différents directeurs qui s’y sont succédé, ce rendez-vous mondial des passionnés des arts de la scène a su conserver sa dynamique originelle : Avignon, véritable laboratoire de la création, se veut le reflet du théâtre de son temps.
En même temps qu’elle revisite les classiques, la cité provençale met régulièrement en lumière les formes nouvelles, nées de la fusion entre le théâtre, la danse, ou même les arts plastiques
Ainsi, l’histoire du festival reste marquée par quelques spectacles-clé, dont la modernité et la radicalité ont enflammé les esprits, et provoqué de nombreux débats, tant dans la critique qu’auprès du public.
De Messe pour le temps présent (Maurice Béjart-1967) à Einstein on the Beach (Bob Wilson-1976), de Nelken (Pina Bausch-1983) au Soulier de Satin (Antoine Vitez-1987), de Woyzeck (Thomas Ostermeier-2004) à L’histoire des larmes (Jan Fabre-2005), c’est cette aventure absolument unique de théâtre que le film propose de revivre, avec de nombreuses archives des grandes époques du festival.
Depuis 25 ans le festival Juste pour rire de Montréal réunit des millions de spectateurs dans la capitale de la belle province. Ce n’est qu’en 2006 que pour la première fois ce festival mythique s’est exporté à Nantes.
Ce film plonge dans les coulisses du festival et permet d’en revivre les meilleurs moments. De Franck Dubosc à Florence Foresti en passant par la jeune scène francophone de l’humour et le championnat du monde d’impro, le Festival Juste pour rire Nantes Atlantique a débarqué en force pour faire de Nantes la nouvelle capitale de l’humour.
Depuis plus de 20 ans, chaque été, le festival Juste pour rire de Montréal est un événement considérable, une impressionnante manifestation culturelle et humoristique. Ce second opus à Nantes et dans sa région affirme le développement de ce nouveau festival en France ainsi que l’attachement de la ville de Nantes à sa politique culturelle tournée vers l’international.
Pendant 8 jours, le festival Juste pour rire Nantes Atlantique réunit les différentes formes de l’humour en un lieu exclusif et donne au public l’occasion de les apprécier à travers 80 spectacles rassemblant 200 artistes : one-man-show, improvisations, pièces de théâtre, danse, expositions, parodies, acrobaties, musique, chant, cirque, magie, galas, concerts, clowns, spectacles pour enfants, jeux, gags…
Une aventure humaine et artistique unique, que ce film propose de faire vivre au téléspectateur, qui élève Nantes au rang de capitale de l’humour. Il rend compte, à travers une composition authentique et énergique, de l’investissement, de la motivation des artistes et organisateurs mais aussi des liens qui les unissent d’année en année.
Portrait remeron de l’écrivain André Pieyre de Mandiargues, auteur de « La Marge » (prix Goncourt) et « La Motocyclette », dans le cadre de la série « Un siècle d’écrivains »..
Ce documentaire s’attache à dévoiler la démarche créatrice de François Raffinot, autour de la préparation des chorégraphies de « Rift », des premières répétitions avec les danseurs jusqu’aux représentations publiques. Une magnifique évocation de l’univers de la danse moderne…
Danse rime avec travail. Danse rime avec rigueur, esprit de corps, de famille…
Chaque troupe est une famille en soi, unie, soudée…
Les départs, rares, des crève-cœur. Les danseurs sont unis pour le meilleur et pour le pire, fidèles envers et contre tous.
Le voyage se poursuit au fil des répétitions, des instants de repos partagés, des interviews de danseurs et seulement de danseurs qui nous parlent d’eux, de leur vie, de la troupe …
Et puis des spectacles. Car c’est la finalité de tout ce travail. Et ce voyage initiatique, chronologique, au cœur du monde de la danse et des danseurs ne peut trouver de sens que dans la représentation.
Alors les chorégraphies se font discours, le corps se fait langage, un langage universel, compris de tous. Cette fois-ci, la langue n’est plus une barrière à la communication, au contraire, elle est le lien qui unit tous les danseurs de la planète, qui en fait une grande, une immense famille. Une langue qui n’a pas besoin d’être sous-titrée ou sur-titrée pour être comprise. Ainsi, le danseur n’est pas enfermé dans sa troupe, dans son pays, mais est un maillon d’une famille, qui, par-delà les montagnes ou les mers, se parle et se comprend grâce à la même expression : le corps.
Avignon, élue ville européenne de la Culture en l’an 2000, aux côtés de Bergen, Bologne, Bruxelles, Cracovie, Helsinki, Prague, Rekjavik
Qu’en est-il de la danse en Europe ? Qu’en est-il de ces jeunes chorégraphes ? Comment font-ils s’exprimer le corps ? Le font-ils de la même façon ? Pour lui faire dire les mêmes choses ?
Si les mots sont différents, le corps, lui, est le même. À travers ces compagnies européennes, plus que les mots, ce sont les corps qui viendront tour à tour nous donner des éléments de réponse.
Le spectacle « Ola Kala » a fait le tour de monde. Fin 2007, la compagnie des arts sauts décide de se dissoudre après 15 années d’existence.
Ce film s’attache aux recherches artistiques de ce collectif ; avec les documents d’archives c’est le processus créatif du spectacle Ola Kala qui est mise en scène dans ce documentaire. État des lieux sur un spectacle en marche, avec ses transformations, ses avatars…
Il s’agit d’une approche de la mise en scène du spectacle vivant, de l’évolution et des recherches de leurs arts, de la vie quotidienne de ces ‘circassiens’ qui se déplace à quarante personnes en caravanes avec leur bulle sur le dos.
Un documentaire qui fait le point sur la recherche, les tâtonnements, dans la construction du spectacle.
Documentaire sur la création du spectacle de la compagnie Jean-Claude Gallotta au cours des Nuits d’Angkor 2004.
Dans l’intimité rare du travail et desreprésentations, ce film offre à observer, touche par touche, le portrait impressionniste de Catherine Diverrès, danseuse et chorégraphe, directrice du Centre Chorégraphique de Rennes et de Bretagne, auteure depuis vingt ans de pièces à l’écriture singulière, artiste engagée de la scène chorégaphique contemporaine.
Comment est-on chorégraphe aujourd’hui? Comment concilier remeron les ambitions de la création et les moyens dont on dispose? « Parole de chorégraphes » propose un tour d’horizon de la création chorégraphique en France et dans le monde. Regroupant parmi les plus grands chorégraphes, ce film présente un témoignage unique sur le processus de création chorégraphique, mettant en perspective les approches multiples des chorégraphes contemporains pour faire vivre leur art et leurs conceptions de la danse.
Quand deux corps se trouvent, se mélangent et s’emmêlent, une énergie se crée. Cette énergie ne peut être contenue dans ces seuls corps. Telle une bulle de plastique, elle explose, renvoyant le corps à sa simple et fébrile expression d’enveloppe.
C’est pourtant de cette énergie que les danseuses de Pedro Pauwels se nourrissent pour tenter un impossible détachement. De leurs corps siamois, elles essaient de se libérer. Mais telle une fatalité, elles se retrouvent comme condamnées à ne faire qu’un. Pedro Pauwels dessine avec Sens 1 le rapprochement des corps comme un enfermement et une résurrection permanente.
L’esthétique minimaliste de cette création tendue fait jaillir les tourments du physique, et donne à penser autant sur l’articulation des corps liés que sur les perpétuels recommencements des tentatives humaines.
A l’occasion de la sortie de l’album « Dernières Nouvelles » de Guesch Patti, un film fait d’improvisations chorégraphiques de Franck Apertet et Guesch Patti, d’interviews et de chansons.
Est-il nécessaire de présenter la pétulante Edith Butler ?
La renommée d’Edith Butler dépasse largement les frontières québécoises et canadiennes.
Butler a un talent de conteur ; elle a l’art de raconter l’Acadie, mêlant l’histoire de son peuple et la sienne propre pour introduire chansons et ballades.
Ce concert entraîne le public dans un tourbillon d’énergie alliant musique traditionnelle, sonorités jazz, salsa et folk dans un métissage unique de différentes musiques venues de provinces de France, d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse.
Jean-Claude Vannier, en compagnie de ses amis pour lesquels il écrit (Maurane, Catherine Lara, Enzo Enzo,…), interprète ses compositions et standards pour une soirée de variété française haute en couleurs.
C’était la fête au Palais omnisports de Bercy.
Sur scène, trois stars : Khaled, Faudel et Rachid Taha.
Pour cet événement d’un seul soir, la maison de disques des trois artistes, a choisi d’utiliser de gros moyens. Faisant appel au réalisateur mythique de la télé rock : Don Kent, un orchestre de soixante violons, accompagne nos trois stars du rai pour une soirée inoubliable.
Deux heures et demi de spectacle festif autour de Catherine Lara et de ses amis, de Patrice Fontanarosa à Didier Lockwood en passant par Geoffrey Oryema.
Sans Musiciens la Musique s’ennuie.
Sans Musiciens la Musique n’est rien.
Cette Nuit des Musiciens est à vous pour mon plus grand plaisir.
(Catherine LARA) cheap cialis
Le chant remeron Français possède aujourd’hui avec Françoise Pollet sa nouvelle star internationale « à la voix de feu et de crème, de pourpre et de miel » dont parle volontiers la critique.
Consacrée Artiste Lyrique de l’Année 1994 par les Victoires de la Musique Classique, les plus grands chefs français et étrangers lui ont permis d’affirmer sa carrière aux quatre coins du monde. Artiste de notre temps, Françoise Pollet est la première grande Diva Moderne. C’est donc autour de musiciens de divers horizons qu’elle nous présente cette soirée.
Le meilleur de l’école française de Violoncelle, entouré de joyeux déjantés tels Maurice Baquet, Lacombe et Asselin ou de virtuoses passionnés comme Richard Galliano.
Ils viennent de partout, chaque année de plus en plus nombreux. En famille, souvant accompagnés d’enfants très jeunes et pourtant captivés. Pour la plupart ils découvrent la musique classique et l’Opéra. Ils sont, la tête et le coeur dans les étoiles, habillés de vacances face à face avec les queues de pie majestueuse des musiciens.
Ils sont 50 000 chaque soir.
Ils sont assis sur le sable.
Ils viennent trois soirs durant écouter un orchestre philarmonique au grand complet, ses solistes, ses chanteurs.
« Ils » ce sont les spectateurs d’un « Violon sur le sable ». Depuis 15 ans maintenant, en plein coeur de l’été, se dresse une caravane peu commune, chargée de cuivres, de percussions et de cordes. En effet, chaque été, sur la plage de Royan, se déroule trois concerts exceptionnels ou la magie des sons se mêle à la féerie des lieux. Un endroit où nul n’a besoin de tenue ou encore de franchir une porte pour entendre ou découvrir des oeuvres qui sont habituellement réservées aux opéras ou aux amphithéâtres.
Une grande soirée du Jazz français immortalisée par les caméras de Don Kent.
« Une carte blanche a quelque chose de magique : il suffit d’y inscrire les noms de quelques-uns des meilleurs musiciens du moment et ceux des jeunes les plus prometteurs pour obtenir un plateau de rêve… »
(Martial SOLAL)
Pour un soir avec une sélection d’artistes insolites multipistes, amis de longue date, copains de régiment, compagnons de conservatoire, galériens de tournée, requins de studio, concertistes de choc, intermittents du spectacle, professeurs diplômés, nous vous offrons 3 heures en joue en jeu au coeur du sujet. Une nuit enracinée dans la mémoire du futur. Un spectacle insolite sous-réaliste désintégriste et biodégradable.
(Bernard LUBAT)
Cette finale du 45ème Championnat National des Bagadoù – le plus ancien des concours musicaux existant actuellement en Bretagne – présente une grande diversité, ainsi que la qualité d’une musique bretonne d’aujourd’hui, interprétée par des ensembles qui ont à coeur de maintenir, voire de bâtir, une Tradition…
Avec les Bagadoù de Locoal Mendon, Kemper et Auray.
La musique d’Ar Re Yaouank est une véritable invitation à la danse.
Quintet (accordéon diatonique, guitare acoustique, basse électrique, bombarde et biniou), ils sont de dignes descendants des grands groupes bretons, et parmi les rares à avoir choisi un répertoire énergique.
Ce concert a rassemblé des milliers de danseurs pour un Fest Noz qui se veut à la fois grandiose et populaire, d’une grande qualité musicale. Les caméras ont su saisir la maîtrise du jeu des cheap cialis musiciens, notamment celui du guitariste qui dégage une énergie peu commune, et le doigté subtil de l’accordéoniste ainsi que la puissance sonore des bombardes.
Concert enregistré en public lors de la nuit du Folklore de l’Irlande au festival Interceltique de Lorient.
Issus de familles de musiciens traditionnels, les 5 musiciens d’Altan conservent les racines ancestrales remeron de la culture irlandaise. Et plus particulièrement du sol aride du Donegal, région à part dont sont originaires trois des membres, une terre battue par les vents située à l’extrême nord-ouest de l’Irlande, et séparée de l’Eire par l’Irlande du Nord.
Composé de gigues, de reels, de polkas, de marches et de matelotes, le répertoire du Donegal se distingue de celui du reste de l’Irlande par des emprunts à la tradition écossaise. Les musiciens d’Altan allient maîtrise technique et profondeur émotionnelle pour former ensemble l’un des groupes les plus intéressants de la musique traditionnelle d’aujourd’hui.
L’orchestre du Festival Interceltique de Lorient, placé sous la direction de Guy Berrier, interprète des oeuvres de Paddy Maloney, et des extraits de « Pilgrim » de Shaun Davey, avec comme soliste, le joueur de Uillean Pipe, Sean O’ Brian.
Dans le même programme, le Mc Neillstown Pipe Band et les danseurs de Treath Thuamhumha, d’Irlande du Nord.
Les Nuits Magiques sont les temps forts du Festival Interceltique de Lorient. Elles rassemblent en un seul lieu tout ce que la culture celtique offre de spectaculaire, dans une scénographie à couper le souffle : immense scène, grand écran, jeux de lumières grandioses… C’est devant des milliers de spectateurs que les groupes les plus prestigieux de la culture celtique se produisent.
Ce programme musical propose des concerts et des danses de groupes comme le célèbre Bagad de Lann Bihoué, le choeur des hommes du Pays de Galles : Cor Yr Hen Blwyf, la chorale de Perada (Galice), les Pipes Bands d’Ecosse et d’Irlande, des Bandas de Gaïtas des Asturies, l’extraordinaire Kevrenn Alre du Morbihan, les danseurs Treath Thuamhumhan, la harpiste Rhian Hanson, le soliste Padraid Doncan, ou la chanteuse irlandaise Porcha.
L’imaginaire celtique est rempli de poésie et de magie. Les nuits magiques apportent aux spectateurs le rêve éveillé. Les feux d’artifices se mêlent au spectacle et aux sonorités des cornemuses, et la mémoire celte millénaire hante cette nuit pendant qu’évoluent plus de 2 500 artistes dans une création de lumière féérique de Roch Segovia. La réalisation de Selim Isker nous fait pénétrer au coeur de la musique et de la danse. Il nous fait retrouver l’ambiance et les grands moments d’émotion de ces nuits magiques.
Sharon Shannon, en plus d’être une accordéoniste fascinante, joue avec bonheur du violon… Une musique traditionnelle furieusement énergique destinée à la danse.
Sharon Shannon est une virtuose reconnue, et son approche particulière de la musique irlandaise qui lui a valu le succès international qu’on lui connait aujourd’hui. Elle joue une musique pleine de vie et de chaleur, où s’ajoutent à la musique irlandaise des influences multiples.
Hirio est l’ambassadeur breton de la musique celtique traditionnelle à travers le monde.
Créé en 1993, Hirio est considéré comme l’orchestre du Festival Interceltique de Lorient. Composé de 6 musiciens, il est accompagné, pour cette soirée exceptionnelle, par 4 cuivres de l’Orchestre de Jazz de Bretagne.
Hirio révèle devant les caméras le caractère savant d’une musique trop longtemps tenue à l’écart, et montre à quel point la musique celte peut sortir de son enfermement géographique, mais aussi musical et sonore.
Glaz, c’est la Bretagne contemporaine : cinq musiciens, entourant une magnifique chanteuse, qui expriment à la fois leur celtitude et leur modernité en mêlant instruments traditionnels et nouvelles technologies. Entre racines et ouverture, en breton comme en anglais, l’image de Glaz est résolument moderne.
Les caméras évoluent entre les musiciens et restituent fidèlement toute la dimension de l’espace musical et sonore de Glaz.
Liam O’Flynn, par sa finesse de jeu, est le maître incontesté du Uillean Pipe (cornemuse irlandaise). Il est l’incarnation vivante d’une illustre tradition de pipers qui remonte au XVIIème siècle, salué non seulement en Irlande, mais aussi dans le monde entier, par des musiciens appartenant à des horizons musicaux très divers.
Liam O’Flynn, originaire du comté Kildare, a toujours baigné dans la culture musicale irlandaise. Il a contribué cheap cialis de façon décisive au renouveau de la musique irlandaise. Il a enregistré de nombreux albums qui illustrent l’exceptionnelle richesse de son jeu. Ce concert est l’un des grands moments de musique irlandaise de cette édition 96 du Festival Interceltique de Lorient.
Deaf Shepherd appartient à la jeune génération des groupes folk écossais. Au cours remeron de ce concert, ils interprètent des morceaux du répertoire traditionnel mais aussi leurs propres compositions. Excellents musiciens, ils cultivent un son qui les enracine dans la culture traditionnelle écossaise.
La couleur des voix, la richesse des tessitures et des rythmes, donnent à ce concert une qualité rare.
Danù est une déesse de la mythologie celtique dont les trois fils ont participé au partage de l’Irlande avant l’arrivée des Gaëls. Mais Danù est aussi un groupe du sud-ouest de l’Irlande, dont les musiciens, rassemblés autour de Breamdan Mc Carthaig, accordéon diatonique, nous font découvrir une nouvelle écriture musicale liée à la plus pure tradition musicale irlandaise.
La sobriété de la réalisation permet d’apprécier l’interprétation autant que la qualité des morceaux et des chansons inscrits au répertoire de Danù.
Grand bal breton du groupe Carré Manchot, Fest Noz enregistré devant des milliers de danseurs venus participer à une grande fête de la danse bretonne, dans les lumières magiques de Roch Segovia.
Carré Manchot est au coeur du renouveau de la danse et de la musique bretonne. Une musique de transe, un sens aigu du divertissement, font l’originalité de ce groupe qui a réussi à trouver dans son répertoire un équilibre entre énergie musicale et respect des danses traditionnelles : marche, suite, scottish, gavotte…
Des images qui donnent envie de faire la fête.
Dans l’ île de Haïti, jadis Saint-Domingue, il y avait au début du XIXème siècle un général noir : Christophe, Henri Christophe. Ancien esclave, il avait combattu contre l’ordre colonial des français sous la direction de Toussaint-Louverture. En 1804, l’indépendance d’Haïti avait été proclamée. Mais la lutte de libération avait dégénéré en guerre civile. Alors que le mulâtre Piéton consolidait la république dans la partie sud de l’île, Christophe se faisait sacrer roi de la province du Nord. Un vrai roi avec une cour, une noblesse, un maître de cérémonies, une étiquette. Impatient d’arracher son peuple à la misère et à l’abandon, il voulait lui rendre l’orgueil de lui même.
Il entreprit la construction d’une véritable citadelle que ce peuple de paysans devait édifier dans la montagne et qui serait à tout jamais un symbole de liberté et d’indépendance.
Mais ce rêve utopique transforma le libérateur en tyran…
A Londres, au début du XIVème siècle, Edouard II monta sur le trône. Dès qu’il apprit la nouvelle de la mort de son père, il écrivit à son amant Gaveston : Mon père est mort, viens !
Gaveston accourut. Ainsi aurait pu commencer une de ces belles histoires d’amour qui se racontent à travers les siècles.
Ainsi commença pourtant une histoire sociale et politique
infiniment sanglante.
La provocation était trop insupportable, les barons irrités par l’irruption arrogante du parvenu, lui déclarèrent une opposition sans merci. La reine Isabelle, amoureuse évincée, tomba dans les bras du chef des rebelles, Mortimer. Espérant sauver un ordre et une hiérarchie d’essence divine, ils renouvelèrent un temps leur allégeance au roi. Mais les temps étaient trop instables, la royauté trop fragile, et le désir d’Edouard trop obstiné. La guerre se précisa, devint totale. Les barons obtinrent la peau de Gaveston, puis d’Edouard. Le malheureux roi fut assassiné dans une cave du château de Berkeley où tous les égoûts se déversaient.
La pièce commence comme un drame historique et se finit comme une tragédie antique, dit Alain Françon. Elle narre un monde composite, où les déclarations de guerre et les déclarations d’amour s’enchevêtrent, où les pulsions libérées par le corps du roi se transforment en agents sociaux incontrôlés, où l’inversion sexuelle se fait face visible de l’inversion sociale.
Dans cette pièce, Shakespeare invente un roi illégitime et plonge dans les pires histoires des pires familles. Usurpateur du trône de son neveu Arthur qui s’est réfugié à la Cour de Philippe de France, le roi Jean règne, sous la haute surveillance de sa mère Eléonor. Une guerre, dont l’enjeu premier est la ville d’Angers, s’engage alors entre la France et l’Angleterre… C’est le point de départ de la pièce : illégitimité, guerre et rébellion.
Avec tambours et trompettes « Vie et mort du Roi Jean » nous expose et explose la récurrente sauvagerie de l’homme.
C’est l’ascension d’un pouvoir absolu qui grise, pouvoir sans autre objet que lui-même, trop embourbé dans le mécanisme politique et la spirale guerrière, c’est le destin bouché d’un pouvoir qui soudain trébuche.
Créé pour l’Exposition Mondiale de Lisbonne, ce gigantesque spectacle a été donné 500 fois, exclusivement à Lisbonne.
Philippe Genty et François Confino nous plongent dans la mythologie des Océans : Le Big Bang, la création des Océans par les dieux, les grandes conquêtes, Atlantis, le nouveau monde…
Sans texte, ce spectacle magique et international est composé de chorégraphies et d’effets spéciaux, le tout sur une musique cheap cialis de Nuño Rebelo.
Réfugiée à Corinthe avec Jason, pour lequel elle a trahi les siens et à qui elle a donné deux fils, Médée est désormais bannie de la terre grecque. Son époux a accepté l’offre du roi Créon et a épousé sa fille.
Dans une rage folle, Médée ne mange plus, ne parle ni à ses enfants ni a ses serviteurs.
Craignant sa colère, Créon la condamne à l’exil mais consent à lui laisser un jour de répit pour trouver remeron une terre d’asile. Médée décide de mettre à profit ce délai pour se venger. Elle décide d’assassiner Jason, sa nouvelle femme et le roi Créon, pour ensuite égorger ses enfants.
Le grand classique de Molière revisité par Didier Bezace.
Un très grand succès public avec un Pierre Arditi et une Agnès Sourdillon particulièrement remarqués.
L’un des grands succès théâtraux de l’année 2001.
Une belle histoire d’amitié, remarquablement interprétée
par Edouard Baer et Charles Berling.
Adrien (Édouard Baer) et Bernard (Charles Berling) sont les deux dirigeants d’un cabinet d’architectes. Ils sont amis très proches, malgré des modes de vies très différents. Mais le soir des quarante ans de Bernard, Adrien lui apprend qu’il ne pourra pas assister à sa fête d’anniversaire à cause d’un dîner à son club…
Ce sont des petits bourgeois désargentés que va suivre Goldoni dans sa trilogie, lâchant sur la scène sa tribu agitée par le besoin maladif de fuir la vie de tous les jours, gonflée de vanité sociale, en proie aux jalousies, aux intérêts mesquins, à la passion du jeu, frivole et maussade, naïve et émouvante.
Goldoni tenait là un sujet « porteur ».
« C’est en Italie, et à Venise principalement, que cette manie, ces aventures et ces regrets fournissent des ridicules dignes de la Comédie. On n’aura peut-être pas en France une idée de ce fanatisme, qui fait de la campagne une affaire de luxe plutôt que de plaisir. »
Mémoires de Goldoni
Une classe d’interprétation au Conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris : un jour d’avril 1960, durant un cours, les élèves apprennent la mort de Bernard, un de leurs camarades, depuis quelques mois soldat du contingent en Algérie.
La pièce et le spectacle qui intègre aussi un film tourné en super 8 avant son départ par Bernard, deviennent la chronique des effets, immédiats ou différés, de l’événement, sur les sensibilités, les réflexions, les comportements, les initiatives, les horizons du groupe et de chacun et de chacune de ceux qui le composent.
Quand des filles se retrouvent dans une salle de bain, ce n’est pas forcément pour se refaire une beauté !
Elles se racontent des histoires de bonnes femmes et les mecs se font souvent tirer le portrait!
Ce soir, c’est les trente ans de Loulou. Elle est en pleine crise existentielle. Sa mère, Moumoune, ne pense qu’à la marier ; Marie, son amie d’enfance, veut divorcer ; sa copine Ange vient de se faire larguer, et Coco, l’autre bonne copine, du haut de ses vingt ans, l’agace profondément !Tout ce petit monde semble s’être donné rendez-vous pour lui pourrir cette soirée d’anniversaire.
« MONSIEUR TOUSSAINT » raconte la tragique histoire d’un héros de la Révolution Française, né esclave sur l’Habitation Breda, dans l’ancienne colonie de Saint-Domingue.
La pièce se déroule simultanément à Saint-Domingue et au Fort de Joux, lieu où le Consul noir, héros charismatique de la Révolution en Haïti, capturé par traîtrise sur ordre de Bonaparte, attend la mort.
Dans sa cellule du Jura, Toussaint gardé par ses geôliers est visité par des morts que lui seul voit.
Ces héros du Panthéon caraïbe sont venus le chercher. Il leur manque la paix que seuls les éclaircissements de Toussaint peuvent leur apporter.
Les interrogations des défunts, les réponses apportées ou éludées, nous permettent de mieux appréhender l’histoire exceptionnelle de ce personnage hors normes, de discerner ses accomplissements, d’éclairer certains aspects de la Révolution Française revus et corrigés par le contexte tropical esclavagiste et enfin, de mieux comprendre cet emprisonnement vers lequel le conduit la logique de sa vie.
Véritable tragédie Elisabéthaine, tant dans sa dimension théâtrale et historique que sacrée, la pièce a été écrite en 1961.Édouard Glissant a accepté d’en faire avec Greg Germain une nouvelle cheap cialis version scénique pour ce bicentenaire.
Ecrit en 1934, Le Diable est un admirable récit en prose que l’on pourrait qualifier d’autobiographique : c’est le portrait d’une enfant qui entretient d’étroites relations avec celui qu’elle nomme -qu’on a nommé bien avant elle- le Diable.
Publié en épisodes dans le « Journal des débats » de 1842 à 1843, le roman d’Eugène Sue eut un succès considérable et approcha même le phénomène de société. Ce succès tient évidemment à l’essor de la presse grand tirage, mais aussi au triomphe du feuilleton romanesque. Cette adaptation théâtrale des « Mystères de Paris » garde tous les ingrédients de cette littérature populaire : des personnages huppés côtoyant des marginaux « exotiques », une jeune victime innocente à faire pleurer Margot, des trognes à faire peur en plein jour, des intrigues inextricables, des amours trahis, des mensonges, des mystères, des rebondissements incessants, en bref, tout ce qui composer un mélodrame rocambolesque.
Le chef-d’oeuvre inachevé de Georg Büchner adapté par Thomas Ostermeier. Une mise en scène physique qui mêle onirisme désenchanté et critique sociale du temps présent, présentée en ouverture du Festival d’Avignon.
Une cité à la périphérie d’une grande ville. Woyzeck sert de cobaye au médecin, de laquais à son supérieur. Il a fait un enfant à sa maîtresse, Marie. Mais une maladie mentale l’isole du reste des hommes. Tout le monde prend soin de cultiver cette névrose. Un jour, par jeu, le médecin et son supérieur lui révèlent que Marie a couché avec un autre. Le délire s’installe dans le cerveau de Woyzeck…
Truffée de nombreuses scènes muettes inventées, composée comme un scénario de film par Thomas Ostermeier et l’auteur Marius von Mayenburg, cette mise en scène physique enrôle l’onirisme désenchanté de Woyzeck dans une critique sociale du temps présent.
À la fin d’un dîner bien arrosé, une tablée de la haute société ivre d’elle-même devise sur le sort de l’humanité, se met peu à peu à nu, révèle la face cachée d’un monde titubant qu’elle emporte dans sa soif de pouvoir total. Tour à tour, un politicien installé, un vice-président d’une compagnie pétrolière, un intellectuel en vue appointé par l’entrepreneur, un agent de liaison avec la mafia, un autre chargé d’établir le contact avec l’épiscopat, prennent la parole dans une valse décadente.
Dans un jeu de chaises musicales étourdissant, Jeroen Willems, acteur phare de la compagnie Hollandia, interprète tous les rôles de cette satire sociale. Monologues et travestissements pénètrent au cœur des conflits d’intérêts d’un nœud de vipères où l’on peut reconnaître Cor Herkströter, l’ancien président du conseil d’administration de Shell International et, à travers lui, tous les complices des scandales pétroliers et financiers.
L’impitoyable lutte de pouvoir entre les dirigeants d’une société sidérurgique allemande à l’époque de l’émergence du national-socialisme.
Il y a de la jubilation dans cette chorégraphie de Mathilde Monnier qui multiplie les espaces où faire jaillir la danse. Sur trois scènes de taille différente, les interprètes, par petits groupes, agencent de curieux rituels et composent cheap cialis tour à tour avec des formes chaotiques, effrénées ou plus lentes, nuancées, subtiles. Leurs gestes libèrent une énergie qui se décline en trois qualités : la violence brute, gratuite ; le désir, son mouvement perpétuel et ses multiples apparences ; le lien, état de relâchement dans la fluidité de gestes, à l’écoute ou en contact avec l’autre.
Frère &Sœur évoque l’idée d’une fratrie. D’habitude lié au sens de la famille, ce lien particulier entre les êtres devient ici un reflet de société. Le destin, cette expression de l’existence, se déploie par succession d’expériences, de vécus.
Une écriture organique, ciselée lie ce questionnement dansant autour d’une conception originale de la relation au monde, “un destin du plusieurs” et ses possibles dénouements. Une danse de mémoire et de partage d’expérience, un spectacle sur la générosité.
Ce nouveau texte de Fabre est construit comme une quête : une recherche de vérité entrecoupée de digressions, de réflexions, d’interrogations par des personnages qui remettent en question l’existence en général et la leur en particulier.
Cette création est également émaillée de nombreuses réminiscences de l’univers féerique et allégorique de Hans Christian Andersen. Fabre s’aventure sur le terrain du fantastique et de l’irrationnel mais aussi de la lucidité du corps humain et de ses larmes.
Voyage aux Indes Galantes évoque l’épopée invraisemblable du breton René Madec, un petit mousse originaire de Quimper au destin extraordinaire. Parti vers les Indes à l’âge de quinze ans en 1748, il débarque en haillons à Pondichéry et découvre une Inde ardente et féerique.
Vingt ans plus tard, après d’innombrables aventures entre guerres, amours, palais et caravansérails, à la tête d’une fortune colossale, il devient un seigneur du pays, un nabab.
A quarante-cinq ans, nostalgique de sa terre natale, il rentre à Quimper après un voyage mouvementé. Louis XVI le reçoit à Versailles et l’anoblit. Retiré sur ses terres, il meurt en 1784 des suites d’une chute de cheval.
Les textes de Rachida Khalil et de Guy Bedos nous racontent, avec une joie féroce, les destins croisés de trois femmes d’aujourd’hui, par petites touches, parfois corrosives ou poignantes, mais toujours drôles. Fatna, la tante restée au bled, Karima, la jeune femme qui veut devenir actrice, Sophie, la voisine de Mantes-la-Jolie, sont empêtrées dans un quotidien parfois difficile mais trouvent la force de rêver et de vouloir changer leur destin…
Cette pièce, qui a pour cadre l’Italie des années 1970, est l’une des plus représentatives d’une œuvre (couronnée par le prix Nobel de littérature) qui conjugue la grande tradition de la farce italienne (les tréteaux, les masques, les lazzis) et l’engagement politique contemporain.
Nous sommes à Milan et comme beaucoup d’ouvrières, Antonia et Margherita ne peuvent plus faire face à l’augmentation des prix des loyers. Dans un élan collectif, les femmes du quartier décident l’auto-réduction des prix dans leur supermarché habituel. L’excitation monte, les hommes interviennent et ce n’est plus qu’un cri dans le magasin : « Faut pas payer ! »…
Un patron déjanté et tyrannique règne sur son monde de petits employés, tous plus inadaptés les uns que les autres au monde du travail et à sa rationalité. Les étourdis vont jusqu’au bout nous démontrer leur entêtement à ne pouvoir rien faire comme il le faudrait, non sans humour et ironie.
Les Leblanc : Bernard, dit Nanard et sa femme Nadette, français moyens heureux, ont une fille, 19 ans, fan de Jean-Edouard Bernel, spécialiste des têtes couronnées. 25 millions d’euros, la super-cagnotte du Loto, leur tombe sur la tête! ils peuvent tout s’offrir… sauf le rêve de leur fille : devenir princesse. La solution : kidnapper Bernel, lui seul pourra transformer leur fille.
Des naufragés jetés par la tempête dans l’Ile des Esclaves sont obligés, selon la loi de cette République, d’échanger leurs conditions : de maître, Iphicrate devient l’esclave de son esclave Arlequin, et Euphrosin , de maîtresse, devient l’esclave de son esclave Cléanthis. Mais cet échange ne fait que remplacer une oppression d’usage et de tradition par cheap cialis une oppression de rancune et de vengeance. Seule la transformation des cœurs peut rendre l’inégalité des rangs acceptable et juste en faisant reconnaître par tous l’égalité des âmes. Cette transformation est l’ oeuvre d’Arlequin, qui pardonne à son maître, lui rend son pouvoir, et dont la générosité est contagieuse.e joie féroce, les destins croisés de trois femmes d’aujourd’hui, par petites touches, parfois corrosives ou poignantes, mais toujours drôles. Fatna, la tante restée au bled, Karima, la jeune femme qui veut devenir actrice, Sophie, la voisine de Mantes-la-Jolie, sont empêtrées dans un quotidien parfois difficile mais trouvent la force de rêver et de vouloir changer leur destin…
Mirandolina est une jeune et belle aubergiste qui a le sens des affaires. Libre, indépendante et fière de l’être, elle refuse le mariage, même avec celui que son père lui a destiné avant de mourir, le fidèle valet Fabrizio . Elle n’a pas renoncé ni à l’idée de séduire tous ses clients ni à cellle d’accepter leurs hommages.
Le marquis de Forlipopoli, couard et fauché, lui offre sa protection, le Comte d’Albafiorita, très fortuné, la couvre de présents et Fabrizio, lui, ne lui offre que son zèle…Il n’y a guère que le Chevalier de Ripafratta , homme agreste et sauvage qui ne lui oppose que mépris, en se moquant aussi de tous ceux qui sont capables de tomber amoureux d’une femme. Piquée au vif, Mirandolina n’aura de cesse de le surprendre, le troubler et le vaincre. Elle veut avoir raison de sa proie pour venger ainsi toutes les femmes, soumises bien souvent à ces hommes brutaux et ignorants.
Lucas et Camilla, un couple trentenaire de bo-bos parisiens s’apprêtent à passer le réveillon du 31 décembre aux Menuires…
Mais comment passer un réveillon tranquille, quand on cherche un titre pour son bouquin, que sa compagne est au bord de l’explosion, qu’un couple prétend avoir loué le même appartement, qu’un ami psy arrive en pleine dépression et que la soeur du Grec menace de débarquer ?
Guillotiné le 24 février 1922 à l’âge de 52 ans, Henri-Désiré Landru, petit fonctionnaire du crime, fut le premier serial killer célèbre du XXe siècle. Fiancé professionnel, l’homme à la barbe célèbre tua 11 fois dans les années 1915 à 1919, niant l’évidence jusqu’au bout et faisant preuve d’un rare cynisme et d’un réel talent d’humoriste pendant toute la durée de son procès. Bien que soupçonné d’avoir brûlé dans la chaudière de sa maison de Gambais les femmes qu’il avait recrutées par petites annonces, il fit rire tout Paris, rendit célèbre son avocat, Maître de Moro Giafferri, et fut soutenu jusqu’au bout par la seule femme qu’il aimait, sa maîtresse, Fernande Segret.
En trois actes – la pièce a été écrite en 1995 – Laurent Ruquier a décidé de vous faire revivre l’historique vie de Landru, de la période vaudevillesque pendant laquelle il jonglait entre les rendez-vous avec ses futures victimes, ceux avec sa maîtresse et ceux avec sa femme et ses enfants jusqu’à son arrestation, son procès et sa condamnation à mort.
« Feu Sacré », titre de cette pièce-concert imaginée par Bruno Villien, relate avec les notes de Frédéric Chopin et les mots de George Sand l’histoire de leur rencontre, de leur complicité intellectuelle et artistique, de leur amour et de leur amitié.
« J’ai connu plusieurs sortes d’amours, écrit Sand. Amour d’artiste, amour de femme, amour de sœur, amour de mère, amour de religieuse, amour de poète, que sais-je… ». Avec Chopin, elle aura peut-être vécu toutes ces amours là en un seul…
Afin de traduire cette passion, Simone Benmussa a choisi de montrer à travers sa mise en scène, l’embrasement et la longue consumation de l’amour de ces deux artistes emblématiques du romantisme…
Entrer dans le « jeu » – « asobu » en japonais – , dans ses multiples dimensions, est pour Josef Nadj un nouveau pari envers la scène et la geste qui se déploie dans l’ensemble de son œuvre. Après un fabuleux dialogue entre musique et danse créé l’an passé, Last Landscape, entièrement tourné vers l’acte du peintre et l’écriture musicale – couleurs et variations développées en proche complicité avec le compositeur russe Vladimir Tarasov –, le chorégraphe revient à l’une de ses attitudes favorites : étudier la vie et l’œuvre d’un auteur pour tisser des correspondances imaginaires avec celui-ci et son propre questionnement artistique, le corps, le mouvement, la poésie et l’image. Un travail de regard, de vision qui tels une esquisse, un trait, un tracé étend son geste jusqu’à l’épure ou la disparition. Asobu est conçu à la façon d’une traversée. Un voyage dans le monde des corps et de la matière.
Si les rois d’aujourd’hui avaient un bouffon, il s’appellerait Christophe.
Un amuseur qui, par le rire, balance ses vérités à la face du monde.
Un Scapin aux fourberies savoureuses qui cloue le bec aux bonimenteurs de notre siècle.
Un Robin des bois au nez rouge qui vole aux moralisateurs pour rendre aux jouisseurs.
Un véritable auteur digne de ce nom, donc, aux textes acerbes, à la langue bien pendue… et au rythme dans la peau ! Un sacré bon rythme, d’ailleurs, fait de guitare, de batterie, d’accordéon et de cor. Un rythme qui swingue, rock, pop et fait voler en éclat notre idée de l’humour. En live, accompagné par son Groupo, le voilà qui pousse la chansonnette pour nous mettre au tapis en un tour de voix…
Plus qu’un show comique, une véritable pièce qui, en alternant standup, sketches et chansons, brosse un portrait implacable de notre époque.
« Debout ! » c’est tout ça, et ça marche. Décidément, Christophe Alévêque n’a de Saint que son nom…
Trois ans plus tard, nos 3 sympathiques cheap cialis quadras, en jachère sur le marché de l’amour, sont de retour. Les données ont un peu changé avec l’arrivée d’un bel Argentin. Leur amitié n’en sera pas émoussée et, une fois réunies, elles deviennent l’explosif et le détonateur de cette nouvelle comédie de Jean-Marie Chevret, réglée sur le diapason du rire.
Les Amazones 3 ans après, c’est la suite de la comédie de Jean-Marie Chevret, Les Amazones (800 représentations), mais pas seulement. Grâce à un ingénieux résumé de la pièce précédente dès le lever de rideau, les néophytes du trio féminin ne sont pas perdus. Cette histoire toute neuve prend appui sur l’ancienne, sans tomber pour autant dans la redondance. Une fois de plus, les dialogues de Jean-Marie Chevret sont redoutables, les répliques imparables et l’humour ravageur.
Après avoir quitté le domicile conjugal (contraint et forcé à la suite d’une aventure avec une shampouineuse), Yvan se retrouve dans sa chambre d’ado chez sa mère. Chanceux de nature, il a perdu le même jour son job et son appartement… Heureusement ses deux meilleurs amis, Jeff et Fred, sont là pour l’épauler et l’aider à surmonter cette épreuve…
Des soucis et des potes fait écho à Arrête de pleurer Pénélope en déclinant le concept « amour, sexe, boulot, déprime » au masculin. Cette pièce est le résultat d’une rencontre de hasard entre le producteur d’Arrête de pleurer Pénélope, en quête d’une pièce sur les défauts masculins, et Vincent Faraggi, restaurateur, qui n’avait alors remeron encore jamais écrit de texte de théâtre.
Trois jeunes hommes, dans l’Algérie d’aujourd’hui, s’embarquent dans cette virée et décident d’une nuit de bringue. Nous les suivons dans leur dérive, leurs revirements. Enfants réduits à n’être que les commentateurs d’une histoire qui leur échappe, ils luttent dans le vide avec fougue et énergie.
Au cours de cette virée, Lakhdar, Mokhtar et Rachid se racontent à partir des dialogues incisifs et souvent très drôles d’Aziz Chouaki, qui manie les mots en jazzman, en dynamiteur de la syntaxe ordonnée.
Forts de l’écho suscité par ce spectacle aussi bien au théâtre des Amandiers qu’à travers toute la France, nous sommes heureux proposer à nouveau cette saison.
Cette adaptation de la pièce de Shakespeare a ceci de particulier qu’elle déplace la perspective habituelle : ce sont les femmes, dans ce « Richard III » qui sont les réceptacles de la douleur. Le public découvre Richard III à travers les yeux de la duchesse d’York, atterrée par la tyrannie de son fils, mais dominée par son amour maternel pour cet enfant qu’elle a vu tourner au monstre depuis sa naissance.
Dédaignant toute péripétie anecdotique, Peter Velherst se concentre sur les motifs émotionnels des protagonistes. Il dissèque le cœur ténébreux de Richard, dans lequel le mal se mesure à la recherche de l’innocence, à la quête d’un monde plus pur et à la soif d’amour que Richard invoque pour légitimer la violence. Etablissant des parallèles avec les criminels d’aujourd’hui infanticides, terroristes, chefs de gouvernement Verhelst campe un Richard III étonnamment complexe et contemporain.
Howard Buten, docteur en psychologie, écrivain il est notamment l’auteur de Quand j’avais cinq ans, je m’ai tué ne tarit pas d’éloges à l’évocation de la performance de Patrick Massiah, en solo sur scène, pour Monsieur Butterfly.
Ce comédien a été frappé au cœur par l’histoire de ce clown, résolu à « partager » les émotions d’enfants handicapés mentaux en défiant l’incommunicabilité de ces êtres. Avec espoir, mais sans utopie, il va pénétrer dans leur univers et évoluer grâce à eux dans son propre rapport au monde.
Monsieur Butterfly s’inscrit dans la mouvance anti-psy de la fin des années 70, rejetant les savoirs théoriques qui ne supposent pas de contact direct et approfondi avec les enfants handicapés mentaux. Cela dit, Patrick Massiah ne s’enfouit pas dans les méandres de l’explication de texte, ne souhaite pas délivrer de message, sinon un message d’amour. « Il est parvenu à maintenir l’humour et la tendresse » commente Howard Buten, l’un des premiers à avoir assisté à la pièce. Sur scène, au milieu de chaussettes multicolores, Massiah manie remarquablement les mots de l’auteur, si pleins d’émotions, avec « garantie médicale », comme il le répète.
36, Avenue Georges Mandel pourrait être le titre d’un roman de Modiano, d’une chanson de Barbara, mais quand Raimund Hoghe en a fait le choix, c’est avec un dessein particulier que les aficionados auront immédiatement compris.
L’écriture du dramaturge et performeur, sa pratique ritualisée des gestes esquissent un nouveau dialogue avec l’ombre de la diva, suivant l’écho d’une vie passée sur les chemins escarpés de la beauté, dans la transparence mélancolique des gestes de l’art, avec ses fulgurantes ascensions comme ses chutes. Détresse singulière, errance et nomadisme qui traversent les matières et les images scéniques du chorégraphe et réfléchissent de l’intérieur vers l’extérieur le visage d’une autre communauté, celle des êtres sans abri.
De gestes en déplacements ou simples manipulations d’objets – ici quelques vêtements et images –, son interprétation comme sa mise en scène aiguisent le regard, happent le spectateur dans les strates du temps.
L’ACTE INCONNU est un archipel d’actes contradictoires : « Le rocher d’ombre », « L’étoile des sens », « La parole portant une planche », « L’amour géomètre » : quatre pièces renaissant l’une de l’autre et jetées aux points cardinaux. Entrent Le Bonhomme Nihil, Irma Grammatica, L’Ouvrier du Drame, Le Chantre… et onze fois Autrui. Seul l’Accordéon-souffleur sait ce qu’ils chantent en vrai. Les acteurs sont-ils animistes ? Tout passe de cour à jardin, dans le tournoiement du magnétisme animal. Toutes les dix-huit répliques, ils glissent des prières dans le mur humain. Au-dehors le monde court à son renouveau.
Yann-Joël et sa femme Marine sont sur le point d’avoir un enfant. Mais par un concours de circonstances, le couple va se retrouver bloqué par les intempéries avec un touriste sans-gêne venant d’un camping voisin (Francis), une amie autoritaire et pompier-volontaire (Huguette) et son petit ami névrosé (Jacques), ainsi que l’épicier du village (Boulaouane). Tous vont tenter de se sortir de cette situation critique, avec pour mission supplémentaire de ne pas dévoiler à la jeune femme enceinte ce qui se passe réellement dehors, et éviter ainsi un accouchement prématuré…
Une petite compagnie théâtrale remeron en difficulté financière tente de monter « Pataquès », un très mauvais vaudeville. Le metteur en scène-auteur, doit faire face aux caractères et aux comportements fantasques de ses comédiens hétéroclites, et, pour certains, peu motivés, voire rebelles, …
D’où tensions, pétages de plombs, règlements de comptes,…
Heureusement, grâce à un gain providentiel au loto foot, la troupe part se ressourcer dans la campagne normande où les conditions semblent réunies pour que le groupe se ressoude, les couples se forment,…et que triomphe le Théâtre !
Dans le même temps comédien, comédienne, metteur en scène, réalisateur italien, régisseur,…Lelièvre passe d’un personnage à l’autre avec la maestria, la puissance comique, l’excès maîtrisé et l’énergie énorme que celles et ceux qui le connaissent lui reconnaissent.
Amour et chipolatas, ou comment inviter ses trois premiers à un soit disant barbecue pour mettre à l’épreuve son futur mari. Une comédie pleine de drôlerie et de charme sur les relations amoureuses quand c’est la femme qui mène la danse.
Entraînée par son ami avec qui elle vient de se disputer, Patricia arrive furieuse à un dîner « entre amis » où elle ne connaît personne. Comme elle ne dit pas un mot, on la prend pour un étrangère. Elle entretient alors le quiproquo et fait voler la soirée en éclat…
Venise sous la neige est une comédie dynamique et savoureuse tournant autour d’un énorme malentendu.
Excellent !
Du remue-ménage au presbytère : une ex-taularde et un Maire complotent dans le dos du curé pour sauver leur village. Un « Don Camillo » sur les hauts plateaux du Jura !