Réalisateur

Julien JACQUEMIN

Année de production

2007

Durée

90 minutes

36, Avenue Georges Mandel pourrait être le titre d’un roman de Modiano, d’une chanson de Barbara, mais quand Raimund Hoghe en a fait le choix, c’est avec un dessein particulier que les aficionados auront immédiatement compris.
L’écriture du dramaturge et performeur, sa pratique ritualisée des gestes esquissent un nouveau dialogue avec l’ombre de la diva, suivant l’écho d’une vie passée sur les chemins escarpés de la beauté, dans la transparence mélancolique des gestes de l’art, avec ses fulgurantes ascensions comme ses chutes. Détresse singulière, errance et nomadisme qui traversent les matières et les images scéniques du chorégraphe et réfléchissent de l’intérieur vers l’extérieur le visage d’une autre communauté, celle des êtres sans abri.
De gestes en déplacements ou simples manipulations d’objets – ici quelques vêtements et images –, son interprétation comme sa mise en scène aiguisent le regard, happent le spectateur dans les strates du temps.

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