Ce sont des petits bourgeois désargentés que va suivre Goldoni dans sa trilogie, lâchant sur la scène sa tribu agitée par le besoin maladif de fuir la vie de tous les jours, gonflée de vanité sociale, en proie aux jalousies, aux intérêts mesquins, à la passion du jeu, frivole et maussade, naïve et émouvante.
Goldoni tenait là un sujet « porteur ».

« C’est en Italie, et à Venise principalement, que cette manie, ces aventures et ces regrets fournissent des ridicules dignes de la Comédie. On n’aura peut-être pas en France une idée de ce fanatisme, qui fait de la campagne une affaire de luxe plutôt que de plaisir. »
Mémoires de Goldoni

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