Alerte, la bande de clowns de Slava s’est encore échapée ! Elle balaye tout sur son passage, ne laissant aux spectateurs que leurs yeux pour rire et leurs têtes pour rêve. La frontière entre le scène et la salle est purement imaginaire, comme tout le reste d’ailleurs. Corde de pendu transformée en fil d’Ariane, esquif en perdition dans une mer agitée, improbable requin nageant entre deux eaux brumeuses, clowns et public pris dans une gigantesque toile d’araignée, créatures vertes fantasmagoriques aux longs chapeaux-oreilles, vrai-faux entracte où le spectacle continue, spasmes de plaisirs dans la foule, loi de la non-verticalité défiant celle de la pesanteur, adieux déchirants sur le quai d’une gare avec un …porte manteau, on n’en finit pas de se laisser glisser dans l’univers poétique et burlesque de Slava Polunin.

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