La guerre de Troie est imminente et la flotte du roi grec Agamemnon est retenue dans le port d’Aulis depuis trois mois. L’oracle est consulté et l’oracle dit : pour retrouver la clémence des dieux, la fille d’Agamemnon, Iphigénie, doit être sacrifiée sur l’autel de Diane. Questionnant les actions par devoir, le bien-fondé du sacrifice ou encore les oscillations de l’amour et de l’ambition, Chloé Dabert se saisit à la lettre du texte de Racine, entre dans les mots du XVIIe siècle et interpelle le sens moral de cette expiation. Dans un campement entre plage et mer, les protagonistes encerclés reprennent à leur compte cette poésie si tragique, nous disent que l’action se nourrit avant tout de parole, que le désir des dieux entraîne toutes les soumissions, que la femme est la victime de tous les enjeux… Une pensée qui ne cesse d’en revenir à nous et aux choix qui nous dépassent dans le but d’un retour au calme ou de l’apaisement d’un climat…

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