Sur scène, deux hommes, l’un s’accompagne de ses machines pour manipuler le son et le ralentir jusqu’à le perdre ; le second répond par sensations, il raconte par bribes des instantanés de vie. Peu à peu, le temps se dilate et les images de nos enfances ressurgissent. Pour entendre le bruit de l’herbe qui pousse, il faut tendre l’oreille, trouver le diapason commun pour contempler les abysses du temps qui passe. Quand les sons ralentissent, l’imaginaire s’ouvre sur des horizons immenses, un simple claquement de doigts devient tremblement de terre, et l’infiniment petit de nos existences côtoie l’infiniment grand.

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