VOD
1830
Théâtre
TOUTSpectaclesDocumentairesProgrammes courts - ÉvénementsThéâtreHumourDanseCirqueMusiqueSpectacle musicalMagie
La Dame de chez Maxim
Après Le système Ribadier à la Comédie-Française, Zabou Breitman retrouve Georges Feydeau et l’une de ses pièces les plus mythiques, La Dame de Chez Maxim, qu’elle met en scène,
au Théâtre de la Porte Saint-Martin. Le Docteur Petypon (Micha Lescot), médecin respectable, a fait la fête jusqu’au petit matin chez Maxim. Son meilleur ami le découvre endormi à midi sous un canapé renversé. De la chambre sort la Môme Crevette (Léa Drucker), une danseuse du Moulin-Rouge. Celle-ci est forcée de se faire passer pour sa femme. Elle se pique au jeu et provoque une cascade de quiproquos, d’imbroglios et de coups de théâtre à un rythme effréné.
Phèdre !
Comment transmettre sa passion pour un texte ? François Gremaud met en scène la comédie Phèdre !, un monologue joyeux et interactif d’après la tragédie Phèdre de Racine.
Pièce sur une pièce, Phèdre ! raconte comment le théâtre naît du plaisir de croire ensemble a une fiction et qu’il rencontre le réel de façon toujours inattendue.
Architecture
Architecture, une brutale histoire de famille qui s’apparente à un naufrage. Aux lendemains de la première guerre mondiale et aux portes de l’Anschluss, au sein d’une période nourrie d’espoir et de combats, chaque membre de cette famille, aussi brillant soit-il – compositeur, architecte, philosophe, écrivain, scientifique, actrice, peintre – pense encore que donner sa vie pour la pensée et la beauté a un sens. Mais si eux, les plus talentueux des talentueux, n’ont pu empêcher le sang, comment ferons-nous si le sang se présente à nouveau ?
Le jeu de l’amour et du hasard (2019)
Après Le Bourgeois Gentilhomme et Les Femmes Savantes de Molière, Catherine Hiegel revient à la Porte Saint-Martin avec la célèbre pièce de Marivaux.
M. Orgon décide de marier sa fille Silvia au jeune Dorante. Les deux promis ne se sonnaissent pas encore, et inquiets de décourir leur véritable personnalité avant de s’engager, ils ont la même idée sans le savoir : se présenter à l’abri sous un masque, et scruter le coeur de l’autre. Silvia se fait passer pour sa femme de chambre Lisette, tandis que Dorante endosse le costume d’Arlequin, son valet. M. Orgon et son fils, Mario, qui seuls connaissent le stratagème des quatre jeunes gens, se taisent, et décident de laisser ses chances au jeu de l’amour et du hasard. S’en suivront quiproquos et rebondissements sur un rythme endiablé jusqu’au triomphe de l’amour.
«Rien ne nuit tant à l’amour que de s’y rendre sans façon. Bien souvent il vit de la résistance qu’on lui fait.» (Marivaux)
Dernier Tour de Piste
Après avoir insulté une contractuelle, le jeune Joshua est envoyé faire ses Travaux d’Intérêt Général dans une maison de retraite, tenue par un couple de Thénardier, et dont les pensionnaires sont tous d’anciens comédiens oubliés.
Parmi eux, deux fortes têtes, qui n’ont rien perdu de leur enthousiasme juvénile : Julien Dorval, grande gueule au verbe haut et au langage fleuri, et son meilleur ami, le gentil Daniel...
Joshua va vite se rendre compte que quelque chose ne tourne pas rond aux « Bleuets », et va s’ingénier à rendre la vie de ses pensionnaires plus douce, en leur offrant un dernier tour de piste...»
Le Tartuffe (2018)
Pour la première fois réunis sur scène : Jacques Weber et Pierre Arditi.
Dans cette célèbre comédie, Molière crée un personnage dissimulateur et sournois, qui fait perdre toute raison à Orgon (Jacques Weber), le maître de Maison. Entiché jusqu’à la folie de son Tartuffe (Pierre Arditi), qu’il a recueilli chez lui, il se moque des mises en garde de son épouse, son fils, son beau-frère et sa servante : aux yeux d’Orgon, et en dépit de tous, Tartuffe est le plus fervent des dévots, et le meilleur des hommes. La raison semble perdre le combat contre l’imposture... jusqu’au dénouement final.
Iphigénie
La guerre de Troie est imminente et la flotte du roi grec Agamemnon est retenue dans le port d'Aulis depuis trois mois. L'oracle est consulté et l'oracle dit?: pour retrouver la clémence des dieux, la fille d'Agamemnon, Iphigénie, doit être sacrifiée sur l'autel de Diane. Questionnant les actions par devoir, le bien-fondé du sacrifice ou encore les oscillations de l'amour et de l'ambition, Chloé Dabert se saisit à la lettre du texte de Racine, entre dans les mots du XVIIe siècle et interpelle le sens moral de cette expiation. Dans un campement entre plage et mer, les protagonistes encerclés reprennent à leur compte cette poésie si tragique, nous disent que l'action se nourrit avant tout de parole, que le désir des dieux entraîne toutes les soumissions, que la femme est la victime de tous les enjeux... Une pensée qui ne cesse d'en revenir à nous et aux choix qui nous dépassent dans le but d'un retour au calme ou de l'apaisement d'un climat...
L’Avare
Harpagon a du pain sur la planche : enterrer son trésor dans le jardin, épouser la toute jeune Mariane, imposer sa loi à ses enfants, nouer et dénouer des intrigues domestiques, organiser un banquet au rabais. Quelle activité pour ce grand économe !
Ludovic Lagarde s'attaque à une comédie culte avec un Harpagon drôle, pathétique et féroce joué par Laurent Poitrenaux. Il est entouré de Christèle Tual, Julien Storini et des comédiens du Nouveau collectif artistique associé à la Comédie de Reims.
La Cerisaie
Exilée à Paris depuis de nombreuses années, Lioubov, créature insaisissable et lunaire, revient dans son domaine qui doit être vendu pour dette. Pivot tragique de cette pièce qui oscille entre drame et comédie, cette figure maternelle, cette mater dolorosa, interprétée par Isabelle Huppert, retrouve les siens perturbés par l’avenir de la propriété et, plus largement, du monde qu’elle a laissé derrière elle.
Italienne, scène et orchestre
Dans Italienne scène et orchestre, Jean-François Sivadier nous propose de suivre les répétitions de la Traviata, l’un des opéras les plus populaires de Verdi, traduisant par là même, son désir de s’adresser à un large public à travers des formes jubilatoires qui ne cessent d’interroger ce que créer et représenter veulent dire.NB : Spectacle disponible en deux parties
Ruy Blas
Ruy Blas est un drame romantique de Victor Hugo, en cinq actes, et en vers (alexandrins) où des personnages soumis à un destin fatal tentent vainement d’y échapper. L’action se déroule dans l’Espagne de la fin du xviie siècle, sur plusieurs mois. Le héros de ce drame romantique, Ruy Blas, déploie son intelligence et son éloquence, tant pour dénoncer et humilier une oligarchie accapareuse des biens de l’État que pour se montrer digne d’aimer la reine d’Espagne. Mais cette voix du peuple, éprise de justice, éclairée par l’amour, est prisonnière d’une livrée de valet et d’un maître attaché à perdre la réputation de la Reine en lui donnant « son laquais pour amant
Le Tartuffe
Pour la première fois réunis sur scène, Michel Bouquet et Michel Fau seront Orgon et Tartuffe. Après L'avare et Le Malade Imaginaire, Michel Bouquet retrouve la scène du Théâtre de la Porte St-Martin, pour une série exceptionnelle de l'une des plus fortes comédies de Molière. Orgon et sa mère, Madame Pernelle, ne jurent que par Tartuffe, qui se dit dévot et vit à leurs crochets. Les autres membres de la famille partagent quant à eux le sentiment de la suivante Dorine, scandalisée par l'emprise de l'homme d'église sur son maître. Ils vont tout entreprendre pour convaincre Orgon que Tartuffe est un hypocrite de la pire espèce. Rien n'y fait, ni les mises en garde du beau-frère Cléante, ni les supplications de Mariane – la fille promise en mariage à l'imposteur. Il faudra toute la ruse d'Elmire, sa femme, pour qu'Orgon ouvre enfin les yeux sur les desseins de Tartuffe. Au moment d'être chassé de la maison, ce dernier brandit un acte de donation qui en fait le nouveau propriétaire. Et seule une intervention royale, véritable deus ex machina, sauvera la famille de la ruine.
Le Cid
Le Cid, c’est d’abord une lutte de générations et l’histoire de deux jeunes gens face aux héritages, aux lois sociales, aux codes familiaux, face à leur histoire. Comment ne pas évacuer les contraintes de l’âge baroque et la convention inhérente ? Car si l’on meurt en coulisses, c’est pour qu’aient lieu les récits de ces combats. Et si l’alexandrin est un corset, une armure plutôt, c’est pour mieux garantir la posture héroïque qui fait foin de la psychologie mais définit durablement un code de l’honneur qui pourrait s’appeler aujourd’hui la loyauté ou le courage. S’il faut éviter d’être coincé entre le respect béat et la subversion bébête, il faut décoller de la tradition, la revivifier, pour, ensuite, retrouver la narration. L’exaltation de la fête dans ce qu’elle a d’essentiel, la bravoure à l’état brut, le courage naturel, cela aussi, c’est le chant profond des Espagnes que crie l’alexandrin. Les alexandrins cornéliens sont un sport circassien où l’émotion ne trouve son compte qu’à force d’abandon. Corneille est un guérillero de l’imagination, toujours ingénieux, souvent génial, parfois gênant. Le théâtre, c’est une larme et un sourire. Avec Le Cid, c’est un torrent de larmes et un rire tonitruant.
Le Fusible
Le Fusible, comédie disjonctée mise en scène par Arthur Jugnot et servie par Stéphane Plaza et Arnaud Gidoin au meilleur de leur forme !
Paul, un homme d’affaire de 45 ans, est sur le point de changer radicalement de vie… Il a tout organisé dans les moindres détails : la vente lucrative de son site internet à une compagnie Russe, son divorce et son départ sur une île paradisiaque avec sa maîtresse….
Seul confident de son stratagème et de ses projets du lendemain : son ami Michel, génie de l’informatique naïf et gaffeur qui suit Paul comme un phare…
Mais à la veille de ce jour fatidique, tout bascule : un court-circuit fait exploser le four au moment même où Paul se trouve dans la cuisine. Il sort indemne, mais contre toute attente, a totalement perdu la mémoire….
Conseil de Famille
Ce soir, Flo (Frédéric Bouraly) a réuni son frère Ben (Erwan Creignou) et sa soeur Fanny (Maud Le Guénédal) un peu vant l’heure du dîner prévu avec leur mère (Eva Darlan). Fanny, mère de famille au bout du rouleau et vaguement employée dans la société que dirige Flo est tendue, leur mère n’étant pas des plus délicates. Ben, lui, est en retard comme d’habitude. Dessinateur de bandes-dessinées érotiques, il a très peu de succès, et sans son frère, il aurait du mal à payer son loyer.
Mais c’est la crise aussi pour Flo, et ce chef d’entreprise pourrait bientôt mettre la clef sous la porte. Pourtant en arrivant à ce dîner familial, personne ne s’attendant à ce qu’il allait leur proposer. La réflexion de Flo est simple : si par malheur leur mère dérgingolait physiquement comme leur père et qu’il fallait la mettre en maison de retraite, il n’aurait plus les moyens pour tout payer...
Ben et Fanny trouvent cette idée prématuée ; leur faire fait du Vélib et danse la zumba. Pourtant Flo insiste...En même temps, ce serait si bie de garder en mémoire l’image de cette belle femme dynamique et de lui ofrir le plus beau des départs...Quelques cachets dans son cocktail, et hop ! Ils rient puis réalisent que Flo parle sérieusement ! Ben et Fanny s’offusquent mais trop tard, leur mère sonne à la porte.
Entre la cuisine et le salon, leur réflexion va se faire... Après tout leur mère est plus qu’agacante. Et si elle dit encore une fois à Fanny qu’elle est trop grosse et à Ben qu’il devrait faire son coming-out...son mojito risque de ne pas passer.
Croque-Monsieur
Dans le Paris des années 60, Coco Baisos se retrouve veuve et désargentée pour la cinquième fois, son mari, un riche péruvien, ayant préféré se suicider plutôt que d'affronter sa ruine subite. Ne se laissant pas abattre, Coco, femme de tête irrésistiblement gaie et fantasque, choisit de dissimuler sa double infortune pour mieux trouver un nouveau parti qui lui assure une existence confortable. Celle qui a toujours décidé de son destin à travers les hommes de sa vie enchaîne alors les rendez-vous galants, auprès de riches messieurs... Mais l'amour n'ayant pas forcément le visage de l'argent, l'éternelle séductrice, se laissera surprendre par les élans de son coeur...
Représailles
"C’est le soir du mariage de sa fille que Francis se fait prendre, la main dans le sac, par sa femme, Rosalie, qui découvre ses nombreuses infidélités.
Le divorce qui s’annonce semble perdu d’avance pour Francis qui craint de se voir dépouiller, et puis, il aime toujours Rosalie. Alors, pourquoi ne pas signer la paix ?
Mais on ne rattrape pas un mensonge par un autre mensonge. Sa maladresse et sa mauvaise foi vont provoquer les pires représailles de sa femme.
"
La candidate
La candidate" est la suite de "Panique au Ministère"! Amanda Lear, reprend du service. Et cette fois, c'est dans la course à l'Élysée qu'elle nous embarque ! En effet, Cécile Bouquigny (Amanda Lear) a pris du grade depuis le premier opus : elle est actuellement Ministre de la Jeunesse et des Sports ! Sur un coup de tête, (et à trois mois de la fin de ses fonctions !) elle décide de se présenter à l'Élection Présidentielle... En faisant valser un équilibre déjà précaire, elle va une fois encore semer la Panique au Ministère...
Le Bourgeois gentilhomme
Décidé à devenir un homme de qualité, Monsieur Jourdain, riche
bourgeois, s’entoure, à cette fin, d’une kyrielle de professeurs. Bien
que marié, Monsieur Jourdain est éperdument amoureux d’une belle
marquise, Dorimène. Celle-ci lui a été présentée par le comte Dorante
lequel, en réalité, utilise Monsieur Jourdain en lui empruntant
régulièrement de grosses sommes d’argent qu’il ne rembourse jamais, dans
le seul but de séduire Dorimène. Madame Jourdain s’en aperçoit et tente
d’attirer l’attention de son mari sur le peu de scrupules dont le Comte
fait preuve à son égard, mais en vain. Soutenu par Madame Jourdain, un
jeune homme, Cléonte, demande la main de Lucile à Monsieur Jourdain, qui
la lui refuse. Sa fille épousera un aristocrate…
Panique au Ministère (2021)
Gabrielle Bellecour, chef de cabinet du ministre de l’Education nationale, Louis Tesson, est à un carrefour de sa vie.Professionnellement, la récente nomination de Louis, qu’elle accompagne dans la vie politique depuis quinze ans, est une consécration. Mais elle commence à être lasse du rythme harassant qu’impose sa fonction… Elle est séparée depuis toujours du père de sa fille Sara, qu’elle a élevée seule. Mais Sara est à l’âge où l’on devient indépendant… Sentimentalement, c’est une catastrophe : effarouchée par des histoires douloureuses, elle n’a plus eu d’aventures depuis des années, au grand dam de sa mère, l’énergique (et croqueuse d’hommes) Cécile… Son univers se cantonne à la rue de Grenelle, dans le 7ème arrondissement de Paris : c’est là qu’elle vit, c’est encore là qu’elle compte installer sa fille, c’est toujours ici que sa mère réside, et il se trouve que le ministère de l’Education nationale se trouve… 110, rue de Grenelle ! Gabrielle étouffe… L’apparition dans sa vie d’Eric, jeune homme de ménage du ministère, 25 ans à peine, va faire voler en éclats tout son petit monde…
Mithridate
Racine, quand il écrit cette pièce en 1672, s’inspire de la vie de Mithridate VI, qui régna jusqu’en 63 av. J.-C. sur le royaume du Pont - l’actuelle Turquie, la Crimée et de nombreuses régions au bord de la mer Noire - et reste célèbre pour avoir résisté à l’expansionnisme romain, mais aussi pour avoir accoutumé son corps à résister aux poisons : la mithridatisation.Racine situe l’action au dernier jour de sa vie : alors que Mithridate est déclaré mort, ses deux fils se disputent son royaume et la reine. Mais le retour du roi va tout bousculer.Le metteur en scène Éric Vigner voit dans cette œuvre crépusculaire le dernier sursaut d’un homme hanté par sa disparition et celle du monde hellénistique, dont il est le dernier rempart.À l’heure de notre mort, quel regard porte-t-on sur notre vie, qu’avons-nous transmis ?
La Double Inconstance
Silvia et Arlequin s’aiment. Mais le Prince aussi aime Silvia et a jeté son dévolu sur elle, guidé par la loi qui lui commande d’épouser l’une de ses sujettes. Il pourrait soumettre Silvia, éliminer Arlequin mais le Prince est bon et surtout, l’emploi de la force n’est pas autorisé dans cet exercice.Va alors se mettre en place un jeu de dupes savamment orchestré par l’habile Flaminia. Silvia et le Prince, Arlequin et Flaminia, voilà le dessin final qui ne pourra être obtenu qu’à la faveur d’une DOUBLE inconstance.Galin Stoev propose une lecture contemporaine de La Double Inconstance en s’appuyant sur un concept très actuel : la post-vérité. Servie au plateau par une scénographie pensée sur la base d’un miroir sans tain, la mise en scène exploite l’opposition flagrante chez Marivaux de deux conceptions de l’amour issues de deux mondes différents : le monde de ceux qui gouvernent et celui de ceux qui subissent. Partant de la seule chose véritablement authentique de la pièce, l’amour de Sylvia et Arlequin, Galin Stoev met en lumière le rapport abusif de force, de désir, de provocation, de soumission qui s’installe entre les personnages et qui nourrit notre curiosité ainsi que notre propre voyeurisme. Le sentiment amoureux est traité comme une souris blanche par Marivaux. Une fois l’amour piégé et l’idée du centre détruite, tout devient relatif. Tout devient possible. Tout est permis. Les personnages glissent au coeur d’un jeu stratégique – presque politique – qui se déploie dans le champ de l’intime. Il devient alors très difficile de distinguer le vrai du faux et de percevoir ce qui fait sens. Marivaux, précurseur de la post-vérité ?
Jerk
Solo pour un marionnettiste...JERK est une reconstitution imaginaire étrange, poétique, drôle et sombre des crimes perpétrés par le serial killer américain Dean Corll, qui, avec l’aide de deux adolescents, David Brooks et Wayne Henley, a tué plus d’une vingtaine de garçons dans l’état du Texas au milieu des années 70.Adapté de la nouvelle de Dennis Cooper, Gisèle Vienne met en scène David Brooks, alias Jonathan Capdevielle, qui purge une peine à perpétuité.En prison, il apprend l’art de la marionnette qui lui permet en quelque sorte de faire face à ses responsabilités quant à sa participation aux crimes. Il a écrit une pièce qui reconstitue les meurtres de Dean Corll, utilisant des marionnettes pour interpréter tous les rôles. David présente son spectacle en prison pour une classe d’étudiants en psychologie d’une université locale.Un film qui a été sélectionné dans plusieurs festivals internationaux.
Le Muguet de Noël
Pierre et François sont les meilleurs amis du monde. Ils sont prêts à
tout l’un pour l’autre. François héberge Pierre qui a perdu son travail
et son appartement, et Pierre soutient François qui angoisse à l’idée de
rencontrer le nouveau petit copain de sa fille Marion. Ensemble, ils
ont toujours réussi à se débarrasser des amoureux de Marion… Sauf que…Pierre
est un ami au chômage, prêt à tout pour trouver du travail, François
est un ami avec de l’ambition, prêt à tout pour obtenir une promotion,
Marion est une fille en colère contre son père, prête à tout pour lui
donner une bonne leçon et le nouveau petit copain est prêt à tout pour
Marion… Même à vendre du muguet pour Noël.
À Nous Molière ! #1 – La Jalousie du Barbouillé et Le Mariage Forcé
Pour célébrer les 400 ans de la naissance de Molière, avec une troupe d’humoristes de la scène actuelle :Sur une idée originale du metteur en scène Alain Sachs et du producteur Gildas le Roux, À Nous Molière ! regroupe quatre spectacles déjantés, très grand public, créés de toute pièce pour la télévision.Dans À Nous Molière #1, on retrouve :La Jalousie du Barbouillé : Le Barbouillé est marié avec Angélique. Mais il n’est pas satisfait de sa femme qui, dit-il, le fait enrager. Il demande au docteur son avis sur la façon de la punir. À la scène suivante, on voit apparaître Angélique, qui se plaint également de son mari à son amant Valère. Le Barbouillé revient et se plaint de la présence de Valère. Gorgibus, le père d’Angélique, ne peut dissiper la dispute. Le docteur qui veut s’en mêler est traîné hors de scène par Le Barbouillé.Le Mariage Forcé : Sganarelle, 53 ans et fortuné, veut épouser la jeune et belle Dorimène. Son ami Geronimo lui déconseille un tel mariage. Le galant demande leur avis sur ce point à deux philosophes et deux bohémiennes.UNE TROUPE ÉPHÉMÈRE COMPOSÉE D’HUMORISTES : 9 artistes qui jouent l’ensemble des rôles des 2 pièces, en costume d’époque, avec talons, jabots, perruques excentriques,… au sein d’un décor épuré, pour faire revivre l’esprit de Molière ! Chaque humoriste est dans un rôle inattendu…
À Nous Molière ! #2 – Le Médecin malgré lui et L’amour médecin
Pour célébrer les 400 ans de la naissance de Molière, avec une troupe d’humoristes de la scène actuelle :Sur une idée originale du metteur en scène Alain Sachs et du producteur Gildas le Roux, À Nous Molière ! regroupe quatre spectacles déjantés, très grand public, créés de toute pièce pour la télévision.Dans À Nous Molière #2, on retrouve :Le médecin malgré lui : Sganarelle, le faiseur de fagots, est dans de beaux draps : voici que par une ruse vengeresse, sa femme le fait passer pour médecin. Le vieux Géronte, qui l'a fait mander pour guérir sa fille, semble perplexe face aux explications de ce docteur peu orthodoxe. Les cocasseries perpétuelles de Sganarelle et son charabia scientifique suffisent à tromper la crédulité de la patiente et de son entourage. Et, pour comble de l'ironie, le faux médecin a affaire à une fausse malade...L'amour médecin ; Sganarelle, riche bourgeois veuf qui n’écoute que ses propres ambitions égoïstes, refuse de marier sa fille unique Lucinde car il serait forcé de payer une dot considérable à son gendre (qui deviendrait également l’héritier de la fortune de Sganarelle). Lucinde fait semblant d’être malade. Sganarelle fait appel à des médecins. Clitandre, amant de Lucinde, arrive déguisé en médecin. Il déclare qu’il faut faire croire à Lucinde qu’on va la marier, afin de lui remonter le moral. Sganarelle, croyant qu’il trompe sa fille, signe un « faux » contrat de mariage entre Clitandre et Lucinde. En fait le contrat, signé devant notaire, est réel ; et Sganarelle doit accepter le mariage de sa fille et payer 20.000 écus de dot.UNE TROUPE ÉPHÉMÈRE COMPOSÉE D’HUMORISTES : 9 artistes qui jouent l’ensemble des rôles des 2 pièces, en costume d’époque, avec talons, jabots, perruques excentriques,… au sein d’un décor épuré, pour faire revivre l’esprit de Molière ! Chaque humoriste est dans un rôle inattendu…
Le Moine Noir
Intellectuel surmené, emporté par ses espoirs de liberté et de grandeur, Andreï Kovrine décide de prendre du repos à la campagne chez son vieil ami Péssôtski et sa fille Tania. Dans le jardin de la propriété, il voit apparaître le fantôme d’un moine qui hantera régulièrement son séjour jusqu’à le faire basculer dans la folie. Quand Kirill Serebrennikov adapte cette nouvelle fantastique, il se souvient qu’Anton Tchekhov dépeint des personnages pris dans « le cercle infernal » de vérités particulières. Rien de moins pour rétrécir leur champ de vision. Le metteur en scène se souvient également que le récit est composé d’une multitude de récits personnels qui se percutent et se tissent en un ensemble complexe : celui d’une vérité qu’aucun n’est capable de détenir seul. Un enjeu que l’artiste dissident traduit en montant la même histoire du point de vue de chacun des protagonistes et en multipliant les perspectives et points de fuites. Tous sont observés par Hécate, la déesse des lunes maléfiques qui hantent le plateau…
Iphigénie
Depuis l’Antiquité, la malédiction qui frappe la famille des Atrides hante le théâtre occidental. Racine comme Euripide se sont penchés sur Agamemnon, ce père qui, pour convoquer les vents nécessaires afin de rallier Troie et gagner la guerre, fait avancer sa fille, Iphigénie vers la mort. Mais c’était sans compter sur Tiago Rodrigues qui n’aime rien moins que tordre les chefs-d’œuvre du répertoire pour en filtrer une dimension inconnue. Dans cette interprétation du mythe, le dramaturge lisboète se demande quelle pourrait être la destinée de la dernière-née de la lignée si les hommes – qui décident de son sort –n’étaient pas soumis à l’autorité des dieux ? Une approche de la jouissance du libre-arbitre qui a immédiatement séduit Anne Théron dont le travail explore souvent le cri intérieur des femmes qu’elle convoque dans d’exceptionnelles mises en scène faites de sensations aussi sonores que visuelles, plastiques que théâtrales. « Clytemnestre est un personnage gigantesque. Elle demande aux hommes de renoncer. (…) C’est une femme en colère fermement décidée à ce qu’Agamemnon soit responsable de son crime face à l’histoire. En ce sens, elle fabrique ainsi une autre mémoire de la tragédie pour nous qui la regardons aujourd’hui. C’est vertigineux ! »Qu’il combine histoires vraies et fictions, qu’il revisite des classiques ou adapte des romans, Tiago Rodrigues est profondément marqué par la notion d’écriture faite avec et pour les acteurs. Tiago Rodrigues est l’auteur entre autres des pièces By Heart, Bovary, mais aussi d’Antoine et Cléopâtre et Sopro que les spectateurs du Festival d’Avignon ont découvertes en 2015 et 2017
Le Firmament
Alors que tout le pays attend la comète de Halley, Sally Poppy, une jeune domestique, est condamnée à la pendaison pour le meurtre particulièrement violent d’une fillette, enfant d’une puissante famille de notables d’une petite ville de province. Cette jeune femme a été´ reconnue coupable - avec son amant.Quand elle prétend être enceinte, un jury de douze femmes est réuni : celles-ci sont alors exemptées de leurs tâches ménagères quotidiennes et convoquées au tribunal pour décider si l’accusée dit la vérité ou essaye d’échapper à sa mort. Ce jury populaire est composé de femmes de la ville de conditions différentes : l’une s’inquiète de pouvoir rentrer à temps pour récolter des poireaux, une autre de ses bouffées de chaleur, une est stérile, une autre a eu 21 enfants, etc. Seule la sage-femme Elizabeth Luke est prête à défendre l’accusée, tout en savourant la rare opportunité pour des femmes d’avoir un pouvoir décisionnaire sur les événements dans un monde habituellement dicté par les hommes. Que faire alors de ce « pouvoir » dont on n’a pas l’habitude ? Le prendre, s’en remettre à d’autres, ou essayer de l’exercer selon ses critères personnels en essayant de prendre en compte une justice globale ?Entre anecdotes sans filtres et débats sur la politique de colonisation qui gagne le pays, avec humour et rage, se règlent des querelles de village et des conflits de classes dans une langue tant archaïque que contemporaine.
Pour le meilleur et pour le pire
Jeanne est une organisatrice de mariage bienveillante et appliquée, mais bien qu’elle travaille d’arrache-pied, entre l’EHPAD de son père et les études de sa fille, les dettes s’accumulent dangereusement. Prise à la gorge, elle mise beaucoup sur le mariage très chic pour lequel elle et son assistant, le naïf et dévoué Serge, ont été engagés ce samedi. C’est sûr : cette fois, elle va pouvoir solder ses comptes et payer tous ses créanciers ! Sauf que toutes les personnes du staff disparaissent mystérieusement, les unes après les autres, mettant la cérémonie en péril... Mais pour Jeanne et Serge, pas question d’abdiquer : ce mariage doit avoir lieu, pour le meilleur... et pour le pire !
Tilt !
Deux hommes ahuris, timides et inoffensifs se posent des questions sur leur existence, leur famille, leur travail ou leur place dans la société. Ces dialogues drôles et loufoques ne seraient-ils pas finalement l’inventaire désenchanté d’une contemporaine et irrémédiable solitude ? Un florilège des textes les plus corrosifs, explosifs et irrésistibles de "Sans ascenseur" et de "Dieu habite Düsseldorf", les deux premiers recueils de sketches surréalistes de Sébastien Thiéry.
Le prince de Hombourg
Toute la pièce est une énigme... ou peut-être un songe... qui commence par un somnambulisme et qui finit par un évanouissement... Ou bien est-ce l’histoire d’une lâcheté et d’un héroïsme ? Est-ce le résultat d’une impulsion inconsciente ou celui d’un véritable choix ?
De quoi parle Le Prince de Hombourg ? De comment on peut vivre tout en dormant... ou rêver de la vie... comment Éros se mêle impitoyablement aux décisions conscientes... comment la mort joue avec les glissades et les chutes des hommes... comment on peut entendre sans écouter... en écoutant les voix intérieures plutôt que celles de l’extérieur... comment la guerre est le terrain extrême de toutes les possibilités d’action... par le geste le plus extrême, l’homicide... comment les impulsions nous dominent... et comment la raison nous condamne à mort pour faire taire ces impulsions...
L'ordre, l’obéissance aux règles, est-cela la mort ? Qu’est-ce que cette pièce tente de nous dire ? Comment le symbole finit par l’emporter sur le réel... Le symbole, est-ce une couronne de laurier sur la tête des poètes et des héros ?
Seul un geste de clémence ou d’appréciation du père peut nous sauver... mais cela vaut seulement une fois que nous aurons accepté de monter sur l’autel, le couteau sous la gorge. Le père dispense-t-il la justice... ? Ou la clémence... ? Ou bien le pardon quand il nous a condamnés à mort pour l’avoir emporté contre la loi ? Au fond, est-ce notre victoire qui a été condamnée ?
Et cette victoire, peut-elle être seulement remportée contre les lois du père ? Pour ensuite nous emmener à une condamnation et accepter celle-ci comme la seule possibilité d’affirmation de notre être au monde ? La seule issue de la condamnation, est-elle vraiment notre acceptation, et la consé- quente clémence du père ?
La mort, vient-elle vers nous habillée en femme perdant un gant ? Éros dissémine des gants perdus, dévoilant des mains délicates et gracieuses – l’histoire de notre culture... Combien de temps faudra-t-il pour que ces mains deviennent squelette ?
Chaque scène est une énigme... le sens se perd dans les élans, dans les fulgurances... le prince est notre héros, l’avatar de nos songes... nous vivons avec lui dans des formes et des paysages durs, de pierre ou de fer... des scènes coupées au sabre... comme dans la charge d’une cavalerie exaltée... des scènes fragmentées, éclatées,LE PRINCE DE HOMBOURG de Heinrich von Kleist mise en scène Giorgio Barberio Corsetti
livides... incongrues, l’une après l’autre... chaque scène, un tableau différent... qui répond à un système symbolique tour à tour différent... mais qui, toutes assemblées, créent une grande fresque... comme une chapelle cachée dans une grande cathédrale dépouillée...
Sur le chemin du prince, une fosse... les croque-morts au travail... Par le biais de sa mère putative, le prince demande clémence à l’Électeur, son père électif... Au théâtre, est-il possible que, dès que le père prend du pouvoir, les fossoyeurs commencent à creuser ?
La Cour d’honneur est une paroi ardue, un plateau sous un abîme... c’est là où le prince affronte la guerre, la peur, l’exaltation, le désir, la mort... c’est là où les personnages tombent et se redressent. On les croit morts, mais ils vivent pourtant pour condamner ou être condamnés, pour donner la grâce ou la recevoir...
Mais où est la guerre dans tout cela ? Là, au fond, là où l’élan et le cri surgissent sans calcul, sans raison... c’est ce moment d’exaltation qui nous fait remporter la victoire ou perdre, qui nous perd, dans lequel nous nous perdons... car nous n’avons pas écouté... car nous pensions à autre chose... à l’autre...
Images, rêves, fer, chevaux... armes... une paroi gravée de signes picturaux... explosions de couleurs... feu... lances incendiées... visions du jugement dernier... combats... chutes sans fin... corps nus et corps protégés... enveloppes... surfaces en mouvement transpercées par les coups... corps projetés... couleurs vives... explosions de couleurs... fer, pierre...
Giorgio Barberio Corsetti, septembre 2013
Le Ciel de Nantes
"Un cinéma abandonné. Les fauteuils ont disparu, la moquette a été arrachée. Reste l’écran, protégé par son rideau d’annonces publicitaires.
Un groupe de personnes s’est installé là. Elles semblent vivre dans ce
lieu comme dans un abri. Elles s’adressent directement à nous, elles ont
décidé de nous raconter un film.
Elles le racontent dans le détail, elles s’efforcent d’être le plus exact
possible, le plus proche du montage, des choix de mise en scène. Elles
rejouent certaines scènes, certaines musiques.
Le film en question s’intitule Le Ciel de Nantes. C’est un film imaginaire,
un film sur ma famille que je ne me suis jamais décidé à tourner. Les personnages présents sur le plateau sont ma grand-mère, mes tantes, mes
oncles, ma mère et moi. Ils ont un avis sur le film dont ils nous parlent. Ils
semblent que leur vérité ne soit pas la mienne."Christophe Honoré
Hamlet
C’est à la fin de l’année 1601 ou au tout début de 1602 que William Shakespeare (1564-1616) écrit son Histoire tragique d’Hamlet prince du Danemark inspirée des Histoires tragiques extraites des œuvres italiennes de Bandello de François de Belleforest (1556).
Accompagné de Marius von Mayenburg, auteur associé à la Schaubühne de Berlin qui a assuré la traduction et l’adaptation du texte shakespearien, Thomas Ostermeier s’engage dans la traversée de l’une des œuvres maîtresses du génial dramaturge anglais. Inépuisable Hamlet, première d’une série de tragédies écrites au crépuscule du règne d’Élisabeth I. Ici au bord de la folie paranoïaque, aux prises avec ses visions, ses angoisses et son incapacité à décider, à choisir, à assumer son statut d’homme et son statut de prince héritier, Hamlet joue, se cache, veut manipuler son entourage, dissimulant sous une folie librement choisie un plan meurtrier censé le sauver, le libérer du “marécage putride” qui l’entoure. Pris au piège de la cour, pris au piège du monde politique, devenant alors véritablement fou, il retourne contre lui-même les armes qui devaient servir à sa libération. Cherchant l’honnêteté et la vérité dans un univers où règnent la dissimulation et le mensonge, Hamlet se perd dans son impuissance à agir, dans un dilemme grandissant qui le submerge et le condamne à mourir. Pour recentrer l’œuvre de Shakespeare autour de son héros interprété par Lars Eidinger, Thomas Ostermeier a choisi une équipe réduite de comédiens ; six acteurs pour jouer une vingtaine de rôles, privilégiant les scènes où Shakespeare dépeint, à travers la cour danoise, un système politique fait de meurtres, de corruption, de passions au service d’une volonté de pouvoir. Impossible, semble dire Shakespeare, de donner place à la complexité de la pensée quand il faut agir, et agir vite, politiquement. C’est ce handicap à choisir dans le champ des possibles qui rend Hamlet inapte au pouvoir et le conduit inexorablement vers sa mort, elle-même annonciatrice de l’effondrement du royaume danois tel qu’il fonctionnait.
Médée
Réfugiée à Corinthe avec Jason, pour lequel elle a trahi les siens et à qui elle a donné deux fils, Médée est désormais bannie de la terre grecque. Son époux a accepté l’offre du roi Créon et a épousé sa fille.
Dans une rage folle, Médée ne mange plus, ne parle ni à ses enfants ni à ses serviteurs.
Craignant sa colère, Créon la condamne à l’exil mais consent à lui laisser un jour de répit pour trouver une terre d’asile. Médée décide de mettre à profit ce délai pour se venger. Elle décide d’assassiner Jason, sa nouvelle femme et le roi Créon, pour ensuite égorger ses enfants.
Woyzeck
Le chef-d'oeuvre inachevé de Georg Büchner adapté par Thomas Ostermeier. Une mise en scène physique qui mêle onirisme désenchanté et critique sociale du temps présent, présentée en ouverture du Festival d'Avignon.
Une cité à la périphérie d'une grande ville. Woyzeck sert de cobaye au médecin, de laquais à son supérieur. Il a fait un enfant à sa maîtresse, Marie. Mais une maladie mentale l'isole du reste des hommes. Tout le monde prend soin de cultiver cette névrose. Un jour, par jeu, le médecin et son supérieur lui révèlent que Marie a couché avec un autre. Le délire s'installe dans le cerveau de Woyzeck...
Truffée de nombreuses scènes muettes inventées, composée comme un scénario de film par Thomas Ostermeier et l'auteur Marius von Mayenburg, cette mise en scène physique enrôle l'onirisme désenchanté de Woyzeck dans une critique sociale du temps présent.
L’île des esclaves
Des naufragés jetés par la tempête dans l'Ile des Esclaves sont obligés, selon la loi de cette République, d'échanger leurs conditions : de maître, Iphicrate devient l'esclave de son esclave Arlequin, et Euphrosin , de maîtresse, devient l'esclave de son esclave Cléanthis. Mais cet échange ne fait que remplacer une oppression d'usage et de tradition par une oppression de rancune et de vengeance. Seule la transformation des cœurs peut rendre l'inégalité des rangs acceptable et juste en faisant reconnaître par tous l'égalité des âmes. Cette transformation est l' oeuvre d'Arlequin, qui pardonne à son maître, lui rend son pouvoir, et dont la générosité est contagieuse.e joie féroce, les destins croisés de trois femmes d'aujourd'hui, par petites touches, parfois corrosives ou poignantes, mais toujours drôles. Fatna, la tante restée au bled, Karima, la jeune femme qui veut devenir actrice, Sophie, la voisine de Mantes-la-Jolie, sont empêtrées dans un quotidien parfois difficile mais trouvent la force de rêver et de vouloir changer leur destin…
Numéro complémentaire
Les Leblanc : Bernard, dit Nanard et sa femme Nadette, français moyens heureux, ont une fille, 19 ans, fan de Jean-Edouard Bernel, spécialiste des têtes couronnées. 25 millions d'euros, la super-cagnotte du Loto, leur tombe sur la tête! Ils peuvent tout s'offrir... sauf le rêve de leur fille : devenir princesse. La solution : kidnapper Bernel, lui seul pourra transformer leur fille.
L’acte inconnu
« L'acte inconnu » est un archipel d'actes contradictoires : « Le rocher d’ombre », « L’étoile des sens », « La parole portant une planche », « L’amour géomètre » : quatre pièces renaissant l’une de l’autre et jetées aux points cardinaux. Entrent Le Bonhomme Nihil, Irma Grammatica, L’Ouvrier du Drame, Le Chantre… et onze fois Autrui. Seul l’Accordéon-souffleur sait ce qu’ils chantent en vrai. Les acteurs sont-ils animistes ? Tout passe de cour à jardin, dans le tournoiement du magnétisme animal. Toutes les dix-huit répliques, ils glissent des prières dans le mur humain. Au-dehors le monde court à son renouveau.
L’affaire de la rue Lourcine
À leur réveil après une nuit de bringue, deux bourgeois, affreux pochards, ont le vague sentiment qu'ils ont assassiné une pauvre charbonnière, rue de Lourcine, au cours de leur déambulation nocturne. S'ensuit une cascade ahurissante de méprises, de mensonges et de crimes en série. Tout finira par des chansons. C'est du Labiche.
Contrairement à une certaine tradition théâtrale qui se revendique iconoclaste et se révèle “bric à brac”, la mise en scène de Jérôme Deschamps rend hommage aux icônes étriquées de l’univers petit-bourgeois labichien et leur construit un monument : une complexe machine théâtrale. Sa mécanique dramaturgique et scénique est extrêmement bien huilée, rigoureusement agencée, minutieusement réglée et produit régulièrement des étincelles !
Riche en ressorts burlesques et en péripéties scabreuses, la pièce de Labiche est encore agrémentée ici d’exagérations savoureuses, d’incursions farfelues, de gestes maladroits acrobatiquement contenus pour éviter la catastrophe, de mimiques ironiques ou de satires grinçantes.
Le décor de Macha Makeïeff est un véritable écrin, non pas une boîte hermétiquement fermée préservant un trésor de toute altération, mais un espace bourgeoisement tapissé, où les portes battent sans cesse, où les interprètes s’entrechoquent, se cognent au mur et rebondissent, “rocambolesquement”. Ils émaillent littéralement leur jeu au contact des richesses dramatiques que recèle l’intérieur du couple Lenglumé (qui est ici tout sauf englué).
Bref, c’est un espace scénique qui ne recueille pas, mais génère lui-même des perles ! Effectivement, le grain de sable qui s’y glisse, ou plutôt la poussière de charbon, grossit bien vite, sans pourtant jamais enrayer la machine, lancée à plein régime.
Bien des choses
'Pensées d'Alexandrie', 'Bises du Caire'... C'est l'été. Ils ont pris leur voiture, roulé dans des autocars, volé dans des avions et visité appareil photo en bandoulière quelques contrées lointaines hérissées de monuments et autres 'choses à voir', telles l'Egypte, la Grèce, l'Inde ou le Bordelais. Alors comme ils s'ennuient un peu loin de leur home sweet home, les Rouchon écrivent aux Brochon et réciproquement - on est polis tout de même ! Ils s'envoient des cartes postales pas piquées des hannetons. Dans ces lettres du front de la société des loisirs, François Morel en 'moqueur mélancomique' s'amuse avec un humour souvent tendre, parfois mordant, de ce besoin irrépressible de changer de décor pour finalement lorgner d'un oeil lassé les Pyramides et tous ces siècles qui vous contemplent en songeant au repas du soir (le vin y est gratuit et à volonté) et aux amis restés au pays.
Inferno
Des chiens qui hurlent à la mort dans la Cour d'Honneur; les rêves vénéneux et monstrueux d'un enfant pris dans l'enfer familial; un piano reposant sur le sol d'une église baignée d'eau. Avec La Divine comédie, de Dante, créée au Festival d'Avignon en 2008, le metteur en scène et plasticien italien Romeo Castellucci illustre les évolutions théâtrales de la décennie : un regard personnel sur l'histoire, le goût de la déconstruction et de la méditation, l'inscription naturelle des arts plastiques sur scène.
L’école des femmes
Didier Bezace s'attaque pour la première fois à Molière. Son "Ecole des Femmes" est une réussite. Pierre Arditi donne tout l'éclat de son talent à un Arnolphe pathétique et Agnès Sourdillon est parfaite dans le rôle d'Agnès.
En 1662, le 29 janvier, Molière se marie avec Armande Béjart ; le 26 décembre, il présente L'Ecole des femmes qui sera la seule création de cette année ! C'est le plus grand succès que connaîtra Molière. Le succès de la pièce et le déchaînement des esprits à son encontre est bien le signe que ce n'est pas une réussite ordinaire, mais l'avènement d'une forme nouvelle en rupture avec l'ordre ancien. De la farce à la comédie, de L'Ecole des maris à L'Ecole des femmes.
Clerambard
Jean-Marie Bigard incarne le personnage de Marcel Aymé, hobereau ruiné, brute esclavagiste de sa famille, dégustateur de chats, bouffeur de curés. Converti après une apparition de Saint-François d’Assise, il devient aussi violent dans le bien qu’il a été dans le mal. Un rôle sur mesure !
Le malade imaginaire
''Le Malade imaginaire', pièce mystérieuse... Écrite par un homme profondément malade qui met en scène un personnage en pleine santé, on est ébloui par la puissance de l'auteur et son courage à se moquer de lui-même. En allant à la rencontre de ce "malade" que je croyais connaître, j'ai été frappé de redécouvrir à quel point l'auteur chemine au plus profond et au plus obscur de l'humain. Molière a écrit une superbe comédie, sans doute la plus désespérée. Le rire libérateur est fracassant : c'est peut-être la guérison."
Georges Werler
Panique au ministère
Gabrielle est la chef de cabinet du Ministère de l'Education nationale. Entre Louis, son ministre qui ne comprend rien, Cécile, sa mère croqueuse d'hommes et Sarah, sa fille en quête d'indépendance, elle n'est pas beaucoup aidée. L'arrivée de Eric, homme de ménage de 20 ans son cadet, va faire voler en éclats ses habitudes d'éternelle célibataire et semer la panique au Ministère.
Angelo, tyran de Padoue
En choisissant Victor Hugo pour sa première grande mise en scène de théâtre, Christophe Honoré étonne, intrigue. "Angelo, tyran de Padoue" surprend plus encore : peu montée, cette pièce en est presque incongrue. Pour lui, il s'agit d'un texte dont la clarté cache bien des portes secrètes et des souterrains obscurs et ambigus. Impuissant à se faire aimer, jaloux, suspicieux, autoritaire et violent, le tyran ne parviendra pas à changer le cours des inclinations.
Casimir et Caroline
L'histoire se passe pendant une fête foraine, avec foule et manèges, baraques et monstres, jeux d'adresse et de violence. Casimir et Caroline sortent à peine de l'adolescence, ils s'aiment. Mais voilà, Casimir vient de perdre son emploi, Caroline rêve d'évasion, d'argent, en tout cas d'une vie meilleure, peu probable tout au moins avec lui. Devant eux s'ouvre un avenir désertique.
Cochons d’Inde
Cette pièce, sorte de « Boulevard kafkaïen », montre un bourgeois dont les certitudes et l’arrogance, finiront par s’effriter petit à petit face à une situation absurde qui le dépasse.
Le thème de la mondialisation, les rapports de force entre les faibles et les forts, sont au centre de cette histoire. Les indiens imposent leurs règles aux français. Le guichetier impose ses règles au client. Bref, les règles ont changé …
Papperlapapp
Christoph Marthaler est l’artiste associé de la 64e édition du Festival d’Avignon. Il fera l’ouverture du Festival avec un spectacle conçu, spécialement pour la Cour d’honneur du palais des Papes, avec Anna Viebrock et sa famille d’acteurs.
Inspirés par ce palais et par Avignon, ils vont créer une nouvelle pièce musicale et théâtrale. Christoph Marthaler mêle chansons, populaires ou classiques, et textes polyphoniques pour révéler la profonde humanité du monde. Sa façon poétique et musicale d’aborder les problèmes politiques et sociaux sans avoir l’air de s’en préoccuper, ses collages hétéroclites et surtout l’incroyable travail choral qu’il met en chantier avec ses acteurs, chanteurs et musiciens, ont fait de lui l’un de plus importants créateurs de notre époque.
Feu la mère de madame
Lucien, rentré tard du bal des Quat'z'Arts, réveille sa femme Yvonne, qui commence à lui faire une scène. La tempête passée, un valet de chambre sonne à la porte, au moment où les deux époux se couchent. Le messager est porteur d'une bien terrible nouvelle : la mère de Madame est morte. Alors que tout le monde s'active pour se rendre chez la mère de Madame, le couple apprend que le valet vient de commettre une horrible méprise : il s'est trompé de personne, c'est la mère des voisins qui est morte ! Le valet est vivement chassé et les deux époux repartent de plus belle dans une scène de ménage...
Cravate club
L'un des grands succès théâtraux de l'année 2001.
Une belle histoire d'amitié, remarquablement interprétée
par Edouard Baer et Charles Berling.
Adrien (Édouard Baer) et Bernard (Charles Berling) sont les deux dirigeants d'un cabinet d'architectes. Ils sont amis très proches, malgré des modes de vies très différents. Mais le soir des quarante ans de Bernard, Adrien lui apprend qu'il ne pourra pas assister à sa fête d'anniversaire à cause d'un dîner à son club...
La femme du boulanger
La femme du boulanger raconte l’histoire d’Amable, un boulanger installé en Provence avec sa très jeune femme qui l’abandonne pour un berger. Affecté, le boulanger suspend son activité, arrête le four et se morfond dans l’alcool. L’infidélité de son épouse Aurélie devient alors une affaire communale. Tout le village fait taire ses haines et ses rancunes aussi mesquines que stupides pour partir à la recherche de l’infidèle et la ramène à son bon vieux mari.
On y retrouve toute la symphonie de Pagnol, avec une pléiade de personnages pittoresques, hauts en couleur, antagonistes… Il y a ceux qui se boudent de père en fils, les commères, les grenouilles de bénitier, le notable, et bien sûr les deux grandes figures dominantes de tout village français de l’époque : le curé et l’instituteur !
Les amis du placard
Profitant d'une vente promotionnelle dans une grande surface de la région parisienne, Jacques et Odile se sont achetés un couple d'amis. Ils les gardent dans un placard et les sortent régulièrement dans l'espoir de passer de bonnes soirées.
Jour après jour, ils se montrent de plus en plus exigeants avec ces amis qu'ils ont tout de même payés assez cher.
Et de l'exigence à l'abus, il n'y a qu'un pas...
Mademoiselle Julie
Pour réunir sur scène Juliette Binoche et Nicolas Bouchaud, il fallait l’un des plus intenses et poignants affrontements du répertoire. C’est à un duel atroce que nous fait assister Strindberg, entre un valet trop bien doué, séduisant ambitieux et une jeune femme trop sensible à la supériorité de sa propre position, qui se sent comme captive au sommet d’une haute colonne.
Dans cette pièce tout semble se passer à la fois en l’espace de quelques heures pendant une nuit d’été et dans un temps qui échappe à toute mesure objective. Au-dehors la fête. Au-dedans, c’est d’abord le vin qui coule et la tension qui monte entre la jeune maîtresse et celui qu’elle trouble.
Frédéric Fisbach n’a pas oublié que Strindberg lui-même disait de sa pièce qu’elle est un « combat entre cerveaux », une sorte de long assassinat psychique. Il fallait inventer pour ce « meurtre d’âme » un espace qui rende sensible le fait que la lutte entre ces deux êtres se situe d’abord en eux-mêmes. Ici l’attention est donc portée sur les corps.
Léonie est en avance – Mais n’te promène pas toute nue
Georges Feydeau avait l’intention de rassembler sous le titre "Du mariage au divorce" les farces conjugales qu’il écrivit après 1908, au moment où lui-même connaissait des difficultés dans son couple, pour finir par divorcer en 1916. Le Théâtre Marigny respecte sa volonté !
Résumé :
Au coeur de l'été et de ses vacances au bord de la mer, Léonie est sur le point d'accoucher avec un mois d'avance. Les mauvaises langues se délient, les règlements de compte et les mesquineries entre beaux-parents et gendre vont bon train, l'arrivée d'une sage-femme tyrannique finit de chambouler toute hiérarchie dans la maison, et ce qui devait être un moment de joie va tourner à la catastrophe...
Madame sans gène
Catherine Hubscher est blanchisseuse et fiancée au sergent Lefèbvre. Elle est réputée pour son franc-parler, ce qui lui a valu le surnom de « Madame Sans-Gêne ». Lors de la prise des Tuileries, elle sauve la vie à un jeune noble autrichien, le comte de Neipperg.
Les années passent, Lefèbvre devient Maréchal d'Empire, et duc de Dantzig, Catherine, sa femme, devient duchesse. Napoléon, excédé par son manque de distinction dans le grand monde, veut que Lefèbvre divorce. Lefèbvre refuse et la duchesse est convoquée devant l'Empereur. Auparavant, lors d'une réception chez elle, elle remet à leur place les sœurs de Bonaparte en se vantant d'être originaire du bas monde... comme elles l'étaient aussi.
On choisit pas sa famille
D’un côté Robert Leguen, de l’autre Pierrette Chaput qu’on ne verra jamais. C’est le jour de leur mariage, tous deux vont sur leurs 60 ans. Yvette Leguen a tenu à ce que le banquet ait lieu dans la salle de réfectoire de l’école primaire où travaille son mari. Toute l’action de On choisit pas sa famille se déroule dans le couloir qui mène à ce réfectoire.
Deux sœurs jumelles, un serveur chaotique, un cuisinier apathique, un cousin alsacien, une jeune fille irresponsable, un frère qu’on n’attendait pas et bien d’autres personnages pittoresques s’étripent joyeusement dans l’affolement des préparatifs ou dans les vapeurs d’alcool d’un vin rouge, un peu vert. Un vent de folie furieuse souffle dans la petite ville bretonne où s’accumulent les catastrophes d’un mariage pas comme les autres.
Le grand succès du Théâtre Daunou en 2000 !
Miam Miam (Ramatuelle)
Après l’accueil chaleureux de Looking for Mr Castang, Edouard Baer nous fait découvrir sa dernière pièce Miam miam, avec cet esprit de troupe qui l’anime, toujours dans ce registre décalé qui le caractérise.
" Un restaurant ! Le coeur du cyclone ! Là où se posent les questions les plus essentielles de notre époque. Pourquoi est-ce que " les vaches qu'on aime, on les mange quand même " ? Peut-on manger du porc avec n'importe qui ? Pourquoi cette fille à la table à côté est-elle plus jolie que moi ? Combien de temps vais-je encore attendre ? Que dira la solitude de l'homme sans portefeuille devant l'addition salée ? "
Un spectacle détonnant et qui promet, une fois encore, de nous faire oublier notre quotidien le temps de leurs répliques, et de nous emporter dans un tourbillon d'excentricités dont Edouard Baer a le secret.
On Purge Bébé – Feu la Mère de Madame
Georges Feydeau avait l’intention de rassembler sous le titre « Du mariage au divorce » les farces conjugales qu’il écrivit après 1908, au moment où lui-même connaissait des difficultés dans son couple, pour finir par divorcer en 1916. Le Théâtre Marigny respecte sa volonté !Monsieur Follavoine cherche à décrocher le marché des pots de chambre incassables à destination de l’armée française. Pour tenter de conclure l’affaire, il invite à dîner Chouilloux, fonctionnaire influant du ministère des armées, son épouse et l’amant de celle-ci. Mais ce jour-là, le fils Follavoine est constipé et ne veut pas prendre sa purge… et rien ne se passe comme prévu.
Richard III (Thomas Ostermeier)
Richard est hideux. Il est né prématurément, déformé, boiteux et bossu.
Sur les champs de bataille de la guerre des Deux Roses - qui a éclaté après la mort de Henry V à la fin du XVème siècle en Angleterre – Richard a bien servi sa famille et surtout son frère, Edward. Aujourd’hui Edward est roi, et le doit à un certain nombre de meurtres commis à l'initiative de son frère estropié. La fin de la guerre n’apporte pas pour autant la paix à Richard. Il garde une haine très profonde pour le reste du monde, qui ne lui ressemble pas. Si le destin l'empêche de faire partie de cette société bénie par la bonne fortune, il en sera pour le moins leur seigneur. Il divise pour mieux régner, sans scrupule, exploitant les ambitions des uns et des autres à ses propres fins, et, surtout, fait ce qu'il sait faire de mieux : tuer, assassiner, écarter tous les obstacles qui se trouve sur son chemin, avec pour unique obsession finale, le pouvoir.
Mais même après sa victoire totale sur ses ennemis – une victoire qui a couté la mort à ses parents et à ses amis - il restera a jamais meurtri par le mépris et la haine qui l’entourent.
Seul au sommet du royaume d’Angleterre, privé de tous ses adversaires, il retourne maintenant sa rage sur son véritable ennemi - lui-même.
Richard III est une des premières œuvres de Shakespeare, écrite vers 1593, dans laquelle Richard est présenté comme un personnage débridé et simple d'esprit. C’est le premier d'une liste de personnages sombres, typiquement shakespeariens, faisant de leur art consommé de la manipulation une vertu. Mais au delà de la description d’une âme noire ou d’un tueur psychopathe, c’est aussi et surtout le portrait d'une élite au pouvoir, déchirée par des luttes intestines, dont l’incapacité à s’élever au dessus des ambitions particulières fera émerger la figure diabolique d’un dictateur pervers.
Avec cette nouvelle version de Richard III, à la fois claire dans sa mise ne scène et sombre par son atmosphère, le grand metteur en scène allemand Thomas Ostermeier, grand habitué du Festival d’Avignon, frappe un grand coup. Comme toujours, c’est un classique qui est modernisé, à travers la présence d’un batteur et des costumes glamours et actuels. Dans une scénographie judicieuse, inspirée du Théâtre du Globe de Londres, une architecture en demi-cercle permet aux acteurs d’entrer sur scène en sortant du public, établissant naturellement une grande proximité avec les spectateurs. Et surtout, ce personnage flamboyant et complexe est l’occasion, pour le grand acteur allemand Lars Eidinger, de laisser libre court à son génie.
Pour combien tu m’aimes ?
Lisa Barland, executive woman de 37 ans, et célibataire endurcie, a recours, quand il est nécessaire d'être en couple pour certains dîners d'affaires, aux services d'escort. Un soir, à vingt minutes d'une soirée capitale pour son entreprise, son cavalier habituel la plante. Seule solution : « engager » en remplacement, l'ouvrier qui fait des travaux dans son appartement. Passés le choc des cultures, et celui des caractères, la situation se complique drôlement quand les sentiments amoureux s'invitent aussi à dîner...
Karamazov
Telle une enquête grandiose, le roman de Dostoïevski explore les tourments et les contradictions qui conduisent l'un des fils Karamazov au parricide de Fiodor. L'intempérant Mitia est revenu pour exiger l'héritage maternel indûment conservé par le père. Ivan, aussi instruit qu'intransigeant, nourrit un mépris insondable pour cet homme dépravé. La perversité de Smerdiakov, fils illégitime, pèse comme une menace sur la maison. Seul le jeune Aliocha, dévoué et pieux, semble déterminé à écouter chacun, à comprendre et aimer. En contrepoint des rancoeurs qui les occupent, une tragédie se joue dans la famille d'un homme blessé, offensé puis humilié sous les yeux de son fils Ilioucha qui ne s'en remettra pas. C'est le point de vue que Jean Bellorini et sa troupe choisissent pour déployer la symphonie de Karamozov : une datcha de verre abrite une famille pauvre, simple et honnête qui raconte l'histoire d'Aliocha et ses frères. Porteurs d'autant de sens, la musique, le silence et la parole se relaient pour se poser, amplifier et transmettre les questions essentielles de l'oeuvre du romancier russe : la possibilité d'une justice dans un monde sans Dieu, la possibilité d'une valeur accordée à l'amour et à la charité.
Nelson
Retrouvez Chantal Ladesou, entourée de six acteurs et d'un lapin, dans une comédie irrésistible taillée sur mesure pour la tornade des comédies de Boulevard...
D'un côté, une famille bourgeoise, menée par une mère avocate passionnée par l'argent, la gloire, et la fourrure.
De l'autre, une famille modèle, 100% écolo végétalienne passionnée par les missions humanitaires de toutes sortes et la défense des petits animaux.
Thé à la Menthe ou t’es citron ?
Thé à la menthe ou t’es citron ?, c’est l’histoire d’une troupe de comédiens qui répète une pièce de boulevard où il est question d’un gentleman cambrioleur qui s’est introduit chez une aristocrate.
Tout y est : le cocu, l’amant dans le placard et les quiproquos attendus. Nous sommes à quelques jours de la première, rien n’est prêt ; les techniciens restent flegmatiques, la costumière est à côté de la plaque et la metteure en scène, nébuleuse, est débordée par les événements.
Le soir de la Première arrive, et là… ça tourne au délire, en une succession d’imprévus qui s’enchaînent dans une folie vertigineuse. Les acteurs tentent désespérément de récupérer catastrophes sur catastrophes. C’est une apothéose de quiproquos et de gags inattendus…
Silence, on tourne !
Une équipe de cinéma a investi un théâtre pour le tournage d’un film. Aujourd’hui on tourne la séquence du mari trompé qui interrompt une représentation pour tuer l’amant de sa femme. Au cours du tournage on va découvrir que le producteur est véreux, que le réalisateur, amoureux de la jeune actrice et dévoré de jalousie, s’est promis de démasquer son rival pour lui faire la peau. L’éternel second rôle, quant à lui, est prêt à toutes les crapuleries pour faire décoller sa carrière et l’assistant-réalisateur doit ménager les uns et les autres, d’autant qu’il rêve de réaliser son premier film avec la jeune actrice dans le rôle principal. Quant au public, il fait partie de l’histoire, c’est le figurant du tournage...
































































